Levée des mandats d’arrêts internationaux contre les leaders terroristes : IBK dos au mur ?

ibk militaires

La levée des mandats d’arrêts internationaux contre les chefs rebelles, qui ont commis les crimes dans les régions du nord-Mali est considérée comme un acte injuste selon l’écrasante majorité des Maliens. Du moins, les Maliens épris de justice n’en reviennent pas et s’interrogent.

Lors de la campagne de l’élection présidentielle, IBK ne cessait d’affirmer que s’il est élu Président de la République, «aucun bandit ne marchera sur le Mali». Or, la levée des mandats d’arrêts internationaux contre les leaders des groupes armés, qui sont désormais blancs comme « nègre », pardon comme neige, au nom d’un  bidon accord de Ouagadougou, reste aux yeux de l’écrasante majorité des Maliens, comme  une première victoire de ces bandits face à IBK et l’Etat Malien.

Et comme si cela ne suffisait pas, la candidature aux législatives prochaines, de certains de ces terroristes que les populations maliennes ne veulent plus sentir, a été validée par la Cour constitutionnelle. Plus grave, ceux-ci sont inscrits sur des listes RPM, le parti d’IBK. Au même moment, les candidatures d’autres Maliens qui n’ont jamais fait du mal, même à une mouche, ont été  invalidées. Cette situation de deux poids deux mesures semble créer une indignation générale chez les Maliens d’ en bas, qui crient à la trahison.

Pour Monsieur Dravé, un autochtone de Bamako et enseignant à la retraite de son état, tous les présidents du Mali démocratique ont trahi le peuple malien. «La situation que nous vivons, aujourd’hui, est partie depuis la signature de l’accord de Ouagadougou au nom duquel, ces actes impardonnables sont posés», a-t-il déclaré avant d’ajouter que le vrai contenu de cet accord de Ouagadougou, comme tous les accords précédents que le Mali a signés avec les différentes rébellions, n’est, toujours,  pas connu des Maliens. D’où, la trahison.

Au contraire, certains épousent cette démarche d’IBK. Ceux-ci estiment que c’est la meilleure formule pour parvenir à la réconciliation à laquelle aspirent les Maliens. Mais aussi, pour redresser le pays qui est financièrement à genoux. Ce qui voudra dire que le président de la République est obligé de gérer les caprices de la communauté internationale s’il veut renflouer les caisses de l’Etat.

Car, nul n’est sans savoir que la mobilisation des fonds promis par la communauté internationale dépend de l’application, sans condition, de l’accord de Ouagadougou. Mais une question demeure : peut-il y avoir réconciliation dans l’injustice ou dans l’impunité ?

En tout cas, au regard de ce qui se passe, aujourd’hui au Mali, on peut dire, sans sourciller, que ‘’monsieur in’challah’’ a le dos au mur. Car, depuis son élection, IBK n’a que des concessions dans l’espoir de voir les leaders rebelles coopérer. En vain. Aussi, depuis la signature de l’accord de Ouagadougou, les Maliens n’ont pas eu connaissance d’une concession faite par les groupes armés. Après avoir juridiquement blanchi  leurs chefs, que peut faire encore confiance à IBK avec ces groupes armés qui gardent encore leur position dans la région de Kidal ? Ne va-t-il pas, comme ses prédécesseurs, chercher à sauver sa tête, au détriment du Mali ?  Une chose est sûre : le cri de cœur lancé par IBK lors du sommet de la Cédéao à Dakar, prouve, à suffisance, qu’il  est aux abois.

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