Les chefs politiques africains sont-ils sous l’influence du peuple ou celle des pouvoirs occultes des sorciers blancs ou noirs?

Il est difficile, voire impossible pour un chef d’État africain, quelle que soit sa religion, de faire table rase de certaines croyances ancestrales dont le recours aux marabouts. Comme on peut s’en rendre à l’évidence en Afrique, à chaque chef d’État son marabout, son gourou, son sorcier blanc ou noir.

Ils ont beau être occidentalisés ou connaître la logique du cartésianisme, il reste que beaucoup d’entre eux sont des conservateurs invétérés. En effet, ils sont de plus en plus légion les chefs d’État africains qui ont été ou qui sont encore sous l’emprise de gourous de tout acabit. Lesquels personnages influencent bien souvent de façon négative dans la gestion des affaires de l’État, en tirant par contre le meilleur profit. Au détriment de l’amélioration des conditions de vie des peuples à laquelle les deniers publics sont sensés être utilisés. Si cette propension tient au fond à la conception traditionnelle du pouvoir en Afrique, il n’en demeure pas moins vrai qu’elle a la vie dure. Autrefois, en effet, tout chef traditionnel ou roi avait son gourou. Qu’il soit chef spirituel, marabout ou sorcier, c’est selon. Homme dont l’influence ou le pouvoir dépasse même celui du vrai détenteur qui en est investi, il figure dans le premier carré des conseillers de la cour. Et pour cause, il est crédité de pouvoirs protecteurs face à tout danger et d’une grande sagesse. Des atouts dont il devrait faire profiter le chef et lui permettre de bien gérer son mandat pour le bonheur du peuple. Mais cela n’a pas souvent été le cas.

Sambou Sissoko

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