La gendarmerie Nationale du Mali: une force humaine

La gendarmerie est un auxiliaire de la justice. Elle est toujours aux côtes des unités combattantes.

HISTORIQUE
La gendarmerie est un phénomène essentiellement français. Arme la plus ancienne de l’Armée
française, elle est née au moyen âge, en même temps que s’établit le pouvoir royal.
La gendarmerie nationale du Mali est née des cendres de la Gendarmerie coloniale. en 1843, un
arrêté du Gouverneur du sénégal créait sur le territoire du sénégal deux Brigades de Gendarmerie à saint-Louis et Gorée. La gendarmerie exerçait ses missions sous un commandement de Gendarmerie de la zone d’Outre-Mer n°1, qui couvrait l’ancienne AOF avec etat-major Général à dakar et dont dépendait le Groupement de Gendarmerie du soudan qui couvrait notre Mali actuel avec etat-major à Bamako.

A l’accession du Mali à l’indépendance le 22 septembre 1960, existait la gendarmerie de la république soudanaise, créée par un décret fédéral du 19 août 1960. Après l’éclatement de la fédération du Mali dans la nuit du 19 août 1960, la gendarmerie de la fédération du Mali devint la Gendarmerie nationale du Mali.

entre 1960 et 1968), le récomplément des effectifs du personnel sous-officier a été rendu possible grâce au fonctionnement à plein temps du centre d’instruction sis au Camp n°1 ouvert depuis
1959, qui formait annuellement des contingents de 200 à 300 élèves gendarmes (et policiers jusqu’en 1969) et l’ecole Militaire inter Armes de Kati ouverte en 1962 pour le personnel officier.
pendant la même période, tous les cercles ont reçu une brigade territoriale et les chefs lieu de
région une compagnie. A partir de 1968, on assiste à la création des unités mobiles organiques dans les régions : les Groupes d’intervention de la Gendarmerie (GiG), les Groupes nomades
d’intervention de la Gendarmerie (GniG), et l’escadron 2/1 de Bamako en 1973.

Le contexte de démocratie, la mise en œuvre effective de la politique de décentralisation et l’intégration du ‘’ Genre ‘’ avec le recrutement du personnel féminin pour la 1ère fois en 2007, exigent une redéfinition de la Gendarmerie. elle a engagé une vaste restructuration à partir de 1999-2000 avec l’érection de l’etat-major en direction Générale, la création de deux commandements (mobile et territoriale) et des Légions de Gendarmerie.

CREATION :
La Gendarmerie nationale du Mali a été créée par ordonnance n° 99-049/p-rM du 1er Octobre
1999, ratifiée par la loi n° 99-057 du 28 décembre 1999.
MISSION : La Gendarmerie nationale est une force instituée pour veiller à la sureté publique : Assurer la protection des personnes et des biens ; Assurer le maintien de l’ordre public ; Veiller à l’application des lois et des et des règlements ; participer à la défense opérationnelle du territoire.

La gendarmerie exerce des missions de : police (police administrative, police judiciaire et police militaire) ; mission de défense (défense Opérationnelle du territoire) et des missions diverses. son action s’exerce sur l’ensemble du territoire national. dans le cadre du maintien de l’ordre, ses unités sont mises en mouvement par voie de réquisition de l’autorité compétente. elle peut également intervenir sur simple demande de concours.

ORGANISATION :
La gendarmerie nationale relève de l’autorité du ministre de la défense et des anciens combattants pour administration et du ministre de la sécurité et de la protection civile pour emploi. elle
intervient au profit de tous les autres départements ministériels. La gendarmerie comprend les unités suivantes : 9 Légions de Gendarmerie, 09 Groupements territoriaux, 9 Groupements Mobiles,
27 escadrons, 20 Compagnies territoriales, 131 Brigades territoriales, 10 Brigades de recherches,
4 Brigades Fluviales.
Devise : surveiller, protéger, éduquer, réprimer.
QUELQUES GRANDS RÉSULTATS :
L’institution de la date du 17 septembre consacrant la date anniversaire de la création de la
Gendarmerie Malienne ; La mise en œuvre des reformes par la relecture du décret portant organisation et fonctionnement de la Gendarmerie nationale, l’érection des services rattachés en sousdirections, l’engagement du personnel de la gendarmerie dans les opérations militaires au Centre
notamment dans les régions de ségou et Mopti.
L’érection du peloton d’intervention de Gendarmerie nationale (piGn) en Groupement spécial
d’intervention de Gendarmerie nationale (G.s.i.G.n), composé d’un (01) etat-major Groupement,
d’un escadron Observation/recherche, deux (02) escadrons d’intervention, quatre (04) pelotons
d’intervention de Gendarmerie nationale (piGn) pré-positionnés dans les régions, un (01) escadron
de sécurité/protection, un (01) escadron Appui/Opération, deux (02) escadrons de surveillance
Frontière ;
L’érection de la Compagnie des transports Aériens de la Gendarmerie nationale en Groupement
des transports Aériens de Gendarmerie, comprenant un (01) etat-major Groupement, une (01) compagnie des transports Aériens de Gendarmerie, un (1) escadron de surveillance et d’intervention 2/1
est, un (01) escadron de surveillance et d’intervention 2/2 Ouest et une section Cynophile.
La création de la Force d’Action rapide de la Gendarmerie (FAr/Gend), comprenant : un (01)
etat-major FAr/Gend et un (01) escadron d’intervention ;
La création de trente une (31) Brigades territoriales dont trois Brigades Fluviales nouvellement
créées autour de Bamako et dans les régions du Centre (ségou-Mopti)
La création de peloton de surveillance et d’intervention dans chaque Légion de Gendarmerie,
comprenant un (01) groupe d’intervention, un (01) groupe de protection sécurité et un (01) groupe
d’appui
la relance des activités de police de proximité au sein des unités de la Gendarmerie nationale.
COOPÉRATION :
La création du GArsi (Groupe d’Action rapide de surveillance et d’intervention) en partenariat
avec l’union européenne ;
La mise en œuvre du projet pArseC (programme d’Appui et de renforcement de la sécurité dans
le Centre) en partenariat avec l’union européenne ;
La mise en œuvre du projet Blue-sahel, dans le cadre de la lutte contre l’immigration irrégulière,
en partenariat avec la Guardia-Civile espagnole.
L’organisation de plusieurs activités dans le cadre de la police de proximité et de l’etat de droit
en partenariat avec diCAF.
La mise en œuvre du projet niCHe en partenariat avec la coopération néerlandaise.
L’appui bilatéral de la coopération Américaine, Française et Britannique.
L’appui de la MinusMA, l’euCAp-sahel Mali, l’eutM
Source : Gendarmerie

Source: Le clairon
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