“La Cédéao n’a pas intérêt à ce que le Mali sombre”

Dans une interview avec l’agence KNA, Raoul Bagopha de l’ONG allemande Misereor estime que la Cédéao joue un jeu dangereux.


Au Mali, la junte militaire reste sous pression de la Cédéao quant à l’organisation de la transition et la présidence d’un gouvernement transitoire qui serait confiée à un civil ou un militaire. Le Conseil national pour le salut du peuple (CNSP), fondé par les militaires putschistes, a rappelé qu’il souhaite que cette transition soit dirigée par un militaire tandis que la Cédéao menace de durcir son embargo si ce n’est pas un civil.
Pour Raoul Bagopha, le représentant local de l’ONG allemande Misereor et interrogé par l’agence de presse catholique KNA, les pressions de la Cédéao et la fermeture des frontières constituent un véritable problème pour les Maliens, que ce soit au niveau économique ou sécuritaire.

Des dirigeants de qualité

De même, ajoute-t-il, les militaires semblent encore bénéficier du soutien du peuple et cette question d’un pouvoir civil ou militaire importe peu, tant les populations seraient avant tout désireuses d’avoir des dirigeants de qualité.
Enfin, si les autorités religieuses continuent de jouer un rôle central dans la crise politique au Mali, Raoul Bagopha estime qu’elles se montrent plus discrètes car désillusionnées par l’absence de mise en œuvre des accords précédents, comme l’Accord d’Alger signé en 2015.

Source: DW

 

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