INTERVIEW (PRESQUE) IMAGINAIRE-IBK : « il paraît qu’Iyad est inconsolable depuis la mort de Koufa. Il n’a, encore, rien vu : tôt ou tard, j’aurai sa peau ! »

L’annonce par les Forces armées malienne et française de la mort du chef de la Katiba Macina, le DDR accéléré à Gao, Kidal et Tombouctou et la visite dite « privée » du Chef de l’Etat en France…
Tels sont, entre autres, les sujets de cette interview que le président de la Rue publique a bien voulue nous accorder, au téléphone, depuis Paris où, dit-il, « il soigne un rhume que lui ont été fourgué par ses opposants politiques ». Interviou. Sans concession.

Mr le président, vous vous êtes rendu en France, presque sur la pointe des pieds, sans crier gare. Peut-on savoir pourquoi ?

Vous ne pouvez pas savoir pourquoi, parce que cela ne vous regarde pas. Vous ne pouvez pas savoir pourquoi, parce que c’est une visite privée.

Si, Mr le président, c’est une visite privée, pourquoi donc voyagez-vous à bord de l’avion présidentiel, qui s’avère être l’avion de tous les Maliens ?

Si je ne voyage pas à bord de l’avion présidentiel, voulez-vous me voir voyager avec quoi ? Une charrette tirée par Soumaïla Cissé et Tiébilé Dramé ? Ou un tricycle, conduit par Me Mountaga Tall ?

Si c’est une visité privée, qui paie les frais liés à votre séjour ? L’Etat malien ? Ou votre poche ?

Cela ne vous regarde pas ! je vous ai dit et répété à satiété, que c’est une visite privée. Je n’ai plus rien à ajouter.

Mr le président, répondez à la question ; les Maliens ont le droit de savoir…

Les Maliens ont le droit de savoir, ce dont ils ont besoin de savoir. Rien de plus !

Comme par exemple ?

La mort d’Amadou Koufa, par exemple

Merci pour la transition, Mr le président. Le représentant d’Ançar Eddine, au centre du Mali, est-il, réellement, mort à l’issue de cette opération conjointe, menée par les Forces armées malienne et française ?

Lui et sa trentaine de proches ont été surpris dans leur tanière, en train de bouffer du poulet rôti. Je suivais, en direct avec le président Macron, et sur écran géant, cette opération. Et croyez-moi, Amadou Koufa et sa bande de criminels ont été cramés.

Mr le président, les Maliens restent sceptiques, car une semaine après, aucune preuve matérielle n’est venue étayer cette mort.

Vous voulez parler d’une photo ?

Oui, c’est bien cela !

Pas de problème. Je détiens la barbe d’Amadou Koufa. Ou ce qui en reste. Dès que je serai à Bamako, je te la remettrai pour que vous puissiez la montrer à vos lecteurs.

A quand le tour d’Iyad, son mentor ?

Il paraît qu’il est inconsolable depuis la mort d’Amadou Koufa. Mais, il n’a encore rien vu. Tôt ou tard, j’aurai sa peau.
C’est le lieu, pour moi, de demander aux Maliens de me faire confiance. Ce sera, peut-être, difficile ; mais la sécurité reviendra dans notre pays. Parole de l’unique « Kankélintigui » de la scène politique malienne. Surtout, avec le DDR accéléré qui tire vers sa fin.

Le DDR, parlons-en, Mr le président. Il paraît que près de 1300 combattants ont été enrôles…

Selon ton cousin, Zahabi qui en est le patron, tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes…

Mr le président, vous êtes en train de citer, là, Voltaire…, qui dit, aussi, que la « religion ne consiste à jeter de l’eau froide sur la tête avec un peu de sel ».

Qu’est-ce que tu crois, Le Mollah ? Quant on aspire à cette fonction de président de la République, il faut être cultivé. Il ne s’agit pas seulement d’être informaticien pour prétendre diriger ce pays.
A défaut d’être un dictionnaire soi –même, il faut manger, boire et dormir avec un dictionnaire sous le bras. Comme je le fais.

A quand votre retour à Bamako ?

Je ne vous le dirai pas !

Pourquoi ?

Parce que je sais de quoi mes adversaires politiques sont capables. Après le gros rhume qu’ils m’ont fourgué à Bamako, et qui m’a obligé à venir à Paris pour mes soins, je dois rester sur mes gardes.

Qui vous a fourgué ce rhume ?

C’est mon petit-frère Soumaïla Cissé et « Homme Rouge Dramé ».

C’est qui « Homme Rouge Dramé » ?

Tiébilé Dramé kê ! Avec les vrais-faux charlatans, qui ont pignon sur rue à Bamako, il a réussi son coup. Malheureusement.

Propos recueillis par Le Mollah Omar

Source: Le Canard Déchaîné

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