Interpellation de l’ex-ministre David Sagara : L’un de ses proches dénonce une cabale judiciaire

Accusé pour coalition de fonctionnaires contre la constitution et les lois de la République dans l’affaire dite « zone aéroportuaire de Sénou », l’ancien ministre des Domaines, David Sagara, n’a vendu aucun mètre carré dans le domaine aéroportuaire, selon l’un de ses plus proches collaborateurs. Selon cette source bien imprégné du dossier, Il n’y’a pas eu de vente, ni de cession, mais un bail. Une fois que l’Etat aura besoin de son espace, il peut le retirer sans expropriation. Il n’y’a pas de preuve qu’il y’a eu vente ou malversation financière. A l’en croire, la faute pénale fait défaut. Et, comme le parti Codem, dont David Sagara est le vice président, ce proche collaborateur de l’ancien ministre, souhaite que la justice travail en toute transparence et en toute indépendance.

 david sagara ministre logement

« C’est une vieille affaire qui remonte à 1995. Le 15 février 1995, le décret N°95-068/P-RM  a  classé  l’emprise aéroportuaire de Bamako-Sénou. Ce décret approuve le plan de développement intégré du domaine aéroportuaire pour en faire une vitrine. Ce n’est pas l’ex ministre David Sagara, mais l’ex ministre  Yacouba Diallo qui a donné la première partie de la zone aéroportuaire à Seydou Nantoumé, président directeur général de Toguna Agro industrie », c’est en substance ce qu’on retient de la narration  d’une source bien introduite dans ce dossier.

Selon la même source, l’ex ministre David Sagara n’a vendu aucun espace de la zone aéroportuaire de Bamako-Sénou. Il n’a fait que signer l’arrêté d’occupation temporaire. Il n’y’a pas eu de vente d’un mètre carré, ni de cession, mais un bail. Une fois que l’Etat aura besoin de son espace, il est prévu qu’il peut le retirer sans une procédure d’expropriation. « Il n’y’a pas de preuve qu’il y’a eu vente ou malversation financière », a précisé notre interlocuteur. Il a ajouté que beaucoup de choses ont été faites de 1995 à nos jours et ne l’ont pas été sous l’ère de David Sagara.

Ce sont : la construction de la station Oil Libya, le marché des poissons, ONAP, la météo, la raffinerie Kankou Moussa, Sodima etc. Il a donné un exemple illustratif qui est relatif à l’arrêté N°2012 0777/MLAFU-SG du 6 mars 2012, signé par l’ex ministre Yacouba Diallo portant autorisation d’occupation temporaire d’une parcelle de terrain d’une superficie de 10 ha 01a 31ca sise à la zone aéroportuaire. Selon l’article1, la société Toguna industrie Sarl est autorisée à occuper temporairement la parcelle de terrain d’une superficie de 10ha 01a 31ca sise à la zone aéroportuaire de Bamako-Sénou.

L’Alinéa 2 de l’article 3 dudit arrêté stipule qu’il est révocable à la première réquisition pour motif d’intérêt public et ne donne droit au paiement d’aucune indemnité. De l’avis de notre source, s’il y’a un problème, on doit s’en prendre au gouvernement transitoire car c’est lui qui a donné des instructions à David Sagara. A l’en croire David Sagara n’a signé les arrêtés qui ne concernent que 800 sur 4000 hectares. « Un mètre carré dans la zone a été cédé à 100 FCFA et 800 ha ont donné 800 millions de FCFA à la caisse de l’Etat car la période transitoire l’exigeait », a-t-il indiqué.

Avant d’ajouter que cette affaire  ressemble à un règlement de compte politique. Pour cela, il a souhaité que la justice travail en toute transparence et en toute indépendance. Par contre notre source reconnait qu’il y’a eu faute administrative mais pas de faute pénale car les dossiers ont été envoyés au secrétariat général du gouvernement sans bordereau comme le dit le rapport.

Aguibou Sogodogo

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Affaire espace aéroportuaire :  La CODEM  a-t-elle lâché  David Sagara ? 

En sa qualité de ministre des domaines et des affaires foncières, à l’époque de la transition tumultueuse que vient de connaître le Mali, suit au coup d’Etat du 22 mars 2012, David Sagara a aujourd’hui des démêlées avec la justice malienne. Il est aujourd’hui accusé d’avoir cédé des parcelles dans la zone aéroportuaire, en violation de la réglementation en vigueur. Dans le cadre de cette affaire, le bureau National de la CODEM a publié le 22 août 2014 un communiqué de presse des plus surprenants.

« Le Mardi 19 Août 2014, le Bureau National de la CODEM a tenu une réunion extraordinaire portant sur l’interpellation judiciaire de David SAGARA, ancien ministre et vice-président du parti CODEM. Après des débats, la CODEM prend acte de l’évolution du dossier tout en réaffirmant sa confiance au principe d’indépendance de la justice de notre pays. Par ailleurs, le bureau national de la CODEM demande à ses militantes et militants de rester sereins et vigilants ». Tel est le libellé du communiqué de presse de la CODEM, parti dont David Sagara est vice Président.

A la lecture de ce court communiqué, l’on se rend compte que la CODEM a décidé de lâcher David Sagara. La CODEM n’a fait que prendre acte. Nulle part, la CODEM ne prend fait et cause pour son vice président, comme si le parti admettait de facto la culpabilité de l’accusé. Et, pour convaincre les plus sceptiques, comme pour dire la vérité est dite dans cette procédure, la CODEM réaffirme sa confiance au principe d’indépendance de la justice malienne. Est-ce une manière de dire à tous ceux qui pensent à des manœuvres politiques dans ce dossier de la bouclée pour de bon, car personne ne peu influencer la justice malienne qui est indépendante.

Contrairement à la CODEM, le regroupement politique des PUR dirigé à Abdoulaye Amadou Sy a été plus courageux. Il a dénoncé des manœuvres politiques qui visent à tuer politiquement l’ancien ministre. Et, c’est ce courage qui a manqué à son parti politique. Mais, pourquoi, dans une affaire aussi sérieuse, la CODEM n’a pas trouvé mieux que de pondre un communiqué aussi laconique qui ne rend pas service à l’un de ses vices présidents, qui plus est un ancien ministre de la République.

Assane Koné

SourceLerepublicainmali

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