INSECURITE RECURRENTE ET GENERALISEE AU MALI : Sous un régime militaire, les colonels déçoivent !

Persécuté par des hommes sans foi ni loi, le Mali est confronté à une crise sécuritaire qui menace même son existence. Actuellement, la situation sécuritaire s’est généralisée sur l’ensemble du pays, à un rythme alarmant, sous l’œil impuissant d’un régime militaire, incapable de sécuriser les Maliens et leurs biens.

Le constat est très inquiétant. A cause d’une insécurité grandissante, récurrente et persistance, c’est l’existence même du Mali qui est menacée. Chose incompréhensible et inacceptable : c’est sous le régime des colonels que le sang continue de couler sur le sol malien. Un régime militaire, où la sécurisation doit être une question d’honneur, est incapable de sécuriser les Maliens et leurs biens. Formés pour faire la guerre, ils ont trahi leur serment au profit des délices du pouvoir politique. Ils détiennent la clé des magasins d’armes, avec tous les arsenaux de guerre et de munitions. Malgré tout, ils n’arrivent pas à sécuriser les populations et leurs biens. Inadmissible ! Comment comprendre que c’est sous leur gouvernance que l’insécurité a pris un fulgurant et inquiétant ascenseur. Après les embargos sur Farabougou et Dinangourou, presque toute la partie exondée de la région de Mopti est sous occupation des forces du mal qui y règnent en maitres absolus, semant la terreur et la désolation. Cette semaine, une dizaine d’attaques ont été perpétrées dans la région de Mopti. Les villages de Dourou et Figo ont fait l’objet d’attaques, avec son corollaire de fond des morts et des dégâts. Des champs totalement brûlés.

Voici le tableau noir des crimes commis dans le seul cercle de Bankass : 495 personnes tuées, 210 blessés, 30 personnes enlevées, 3000 personnes contraintes de quitter leur localité alors que 170 villages et hameaux sont victimes de l’insécurité. Les villages et hameaux déplacés sont au nombre de 90. 301 habitations ont été brûlées ; 5000 greniers aussi. 9428 animaux ont été enlevés. Les matériels agricoles et autres engins brûlés sont au nombre de 170. Une centaine d’écoles ont été fermées et 22900 enfants ont été déscolarisés.

Plusieurs villages que sont, entre autres : Dourou, Pérou, Korou et Yaba, Banani, Digani-Béré, Farimake, Bimbere-Tama, Deboye, Dogofry, Dirma, Dongo et Ndodjiga sont sous occupation des djihadistes qui y dictent leur loi. Au regard de l’impuissance des colonels tapis dans les bureaux climatisés à Bamako, de nombreux villages de la région de Mopti et une partie de Ségou ont fait allégeance aux forces du mal. L’insécurité s’est généralisée sur l’ensemble du territoire de Kayes, en passant par Koulikoro jusqu’à Gao. Les forces armées ont été récemment attaqués sur la route de Kayes. Le poste de la gendarmerie de Dioïla a été attaqué et calciné. Idem pour le poste de contrôle de Ganda Izo qui se trouve à Wabaria(Gao) qui a fait l’objet d’attaque par des hommes armés. Le bilan est de 09 morts et un véhicule brûlé.

Malgré ces attaques récurrentes et quotidiennes, avec en toile de fond des destructions de biens et des champs agricoles, le régime des colonels semble se plaire dans son mutisme. Du coup, les populations sont laissées impuissamment et tristement à leur triste sort par des colonels au pouvoir, insensibles à la gravité de la situation sécuritaire au centre pays en particulier et sur l’étendu du territoire en général. En tout cas, vu l’état de la putréfaction sécuritaire, il urge que les colonels s’assument. Puisqu’ils ont en leur possession tout l’arsenal de guerre et les munitions.

Tientigui

Source: Démocrate 
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