G5 Sahel : le capital humain au cœur de la stratégie après le Sommet de N’Djamena

Tenue les 15 et 16 février 2021, la 7ème Session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État du G5 Sahel à N’Djamena, a jugé de l’opportunité du renforcement de la coopération entre les Etats du G5 Sahel, à travers la formation des ressources humaines qualifiées. Cinq structures de formation, dont une dans chaque pays, devront être renforcées pour mieux booster la synergie des 5 États qui luttent contre le terrorisme.

Outre le renforcement annoncé de l’effectif militaire engagé dans le Sahel, avec notamment les 1200 hommes supplémentaires du Tchad attendus et les 3000 hommes promis par l’Union Africaine, le rendez-vous de N’djamena a mis le cap sur le renforcement des capacités de coopération et de coordination des différents pays.

Pour ce faire, cinq structures de formation dans les différents pays, devront voir leurs capacités renforcées très prochainement. Il s’agit, entre autres, du Centre Sahélien d’analyse des menaces et d’alerte précoce établi à Ouagadougou au (Burkina Faso) et du Collège Sahélien de Sécurité, qui a son siège au Mali. En mettant l’accent sur ces centres du savoir et de la formation, il s’agit d’outiller le G5 Sahel pour mieux « analyser les risques et menaces, ainsi que les alertes ». Dans la même dynamique, les chefs d’Etat à N’Djamena, veulent consolider les acquis, et mieux outiller les personnes intervenant dans la chaine sécuritaire.

Le Collège de défense du G5 Sahel à Nouakchott en (Mauritanie) n’est pas en reste, tout comme l’Académie régionale de police à Koundoul au (Tchad) et le Centre de fusion des renseignements à Niamey, au Niger. Ces institutions devront bientôt renforcer la dynamique sous régionale à travers la formation. C’est une vision commune plus structurée avec la mise à disposition d’un hub militaire dans la protection des personnes et de leurs biens dans l’espace Sahélien qui s’amorce.

Le renforcement de ces centres participera à mieux soutenir la sécurité et la défense sous régionale. C’est, en tous cas, la conviction partagée par les chefs d’Etat au sommet de N’Djamena.

Ousmane Tangara

Source: Bamakonews

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