Evasion meurtrière à Bamako

Deux morts, (un prisonnier et un surveillant de prison), des blessés et des détenus dans la nature : voilà le bilan de l’évasion de la maison d’arrêt de Bamako de ce lundi 16 juin. Elle a été organisée  par un jeune touareg, en prison depuis 2011 pour avoir participé au rapt pour le compte d’Aqmi de deux ressortissants français dans le nord du Mali.

 

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Pour une réparation de routine, des plombiers arrivent dans le quartier de haute sécurité de la maison d’arrêt de Bamako. Un surveillant de prison ouvre une cellule. Immédiatement, de l’intérieur, un détenu l’asperge de gaz lacrymogène, et sort un pistolet automatique, avant de tirer à bout portant.

Gravement blessé, le surveillant de prison va rendre l’âme peu après à l’hôpital. Le détenu se retrouve rapidement dans la cour de prison. Nouveaux coups de feu. Les autres prisonniers ont compris, et l’évasion se transforme en une petite minuterie. Une vingtaine de prisonniers se font la belle. Au moins huit seront rattrapés, et l’un d’entre eux tué.

Parmi les détenus dans la nature dont on est toujours sans nouvelles, le cerveau de l’opération qui a tué le surveillant de prison. Il s’appelle Mohamed Ali Ag Wassouden. Ce jeune touareg est l’un des auteurs présumés du rapt deux français pour le compte d’Aqmi en 2001 à Hombori dans le nord du Mali. Il était en prison en attente d’être jugé. Comment a-t-il pu obtenir de sa cellule un pistolet automatique ? Les enquêtes sont en cours.

source : rfi

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