Des hommes armés ouvrent le feu sur l’armée à Niono : La réponse des terroristes suite au discours du président IBK ?

Quelques jours après avoir soutenu que les forces armées maliennes reprennent pied sur le terrain, des hommes armés supposés appartenir à une organisation terroriste, ont attaqué une position de l’armée, à Ségou, plus précisément à Niono où le président de la République s’était dernièrement rendu au cours de son périple du week-end dernier. Cette agression qui a fait un blessé parmi les militaires, fait l’objet de plusieurs interprétations au sein de l’opinion…

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Aucun acte terroriste n’avait été signalé depuis l’attaque survenue, le 20 novembre dernier, à l’hôtel Radisson, en plein cœur de Bamako. En tout cas jusqu’au samedi 12 décembre dernier où des positions de l’armée malienne ont été attaquées, à Niono, une localité située dans la région de Ségou où le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta était en tournée. Selon certaines sources, les assaillants qui se sont fait passer pour des bergers, ont, par ce subterfuge, réussi à se rapprocher des militaires sur lesquels ils (les assaillants) ont ensuite ouvert le feu. Avant que les soldats ne reviennent de leur surprise, les assaillants, selon les mêmes sources ont emporté d’importantes quantités d’armes dont au moins un véhicule. Pourquoi cette attaque au moment où le chef de l’Etat était en visite dans la zone ? La question a toute son importance. En effet, il pourrait bien s’agir d’une réplique que les djihadistes ont voulu réservé à certains propos du chef de l’Etat.  Qui à certaines étapes de sa visite a déclaré que les terroristes, après le Radisson, ne pourront plus opérer facilement sur le terrain où les forces armées et de sécurité, bien équipées, sont déployées en grand nombre.

Cette attaque qui a fait un soldat blessé et plusieurs matériels de guerre repris sur l’armée, à Niono (au centre du pays) pourrait être interprétée comme une volonté de la horde terroriste de dire au chef de l’Etat qu’il y a les beaux discours des politiques, mais il y a aussi la vérité et la réalité du terrain. Un terrain sur lequel la menace terroriste reste aujourd’hui l’un des principaux blocages à la mise en œuvre de l’accord de paix signé le 15 mai et parachevé le 20 juin à Bamako.

 

Source: Autre presse

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