Des djihadistes retranchés dans la forêt à la frontière burkinabè : L’armée malienne achemine des hommes et du matériel lourd

 

soldat armee malienne militaire patrouille geurre nordAprès les revers militaires essuyés à la frontière avec la Côte d’Ivoire, les terroristes ont pris pied dans la forêt jouxtant le Burkina Faso. Laissant des plumes dans des affrontements avec l’armée désireuse d’achever de nettoyer la zone. 

Le vent a tourné. Jadis l’armée régulière fuyait devant l’avancée de l’ennemi. A présent, elle l’affronte courageusement et sans répit. Après les revers militaires subis à la frontière avec la Côte d’ivoire, les djihadistes ont concentré des hommes et du matériel dans la forêt à la frontière avec le Burkina Faso. Espérant à partir de là mener des incursions dans les deux pays. Le funeste projet a connu un début d’exécution. En atteste, l’attaque d’un camp de gendarmerie burkinabè. Depuis, l’armée malienne a renforcé son dispositif militaire, densifié son réseau de renseignements. Les fruits ont répondu à la promesse des fleurs.  La remontée des informations a permis de se faire une idée du potentiel militaire ennemi et facilité le choix des moyens à leur opposer. Le succès a été foudroyant. 7 djihadistes tués, certains faits prisonniers, des véhicules saisis et d’importantes quantités d’armes prises.

Les terroristes ont perdu beaucoup de plumes. Mais, il en reste encore pour mener des actions d’éclat. D’où l’accroissement de la puissance de feu,  à travers l’acheminement d’hommes et du matériel lourd. Un long convoi militaire a  été aperçu, se dirigeant vers la forêt.  Des opérations de ratissage lancées déjà devraient connaître son point culminant dans les jours à venir avec la destruction de plusieurs infrastructures terroristes, notamment des dépôts de carburant, de munitions et des camps d’entraînement.

Du succès de ces opérations dépendront la quiétude des populations de la zone, voire du voisin burkinabè. Les terroristes sèment partout sur leur passage la mort et la désolation. Les images de boutiques pillées, de biens emportés, de corps sans vie de population civile, de femmes et jeunes filles violées sont encore vivaces dans les esprits.

Georges François Traoré  

 

source : L’Informateur

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