Cannibalisme dans le centre du Mali : Qui l’aurait cru ?

Depuis la fin de la semaine, une vidéo circule sur les réseaux sociaux dans laquelle un chasseur « donzo » après avoir égorgé un homme se propose de le servir à son chef pour qu’il le mange.


Dans la vidéo, on aperçoit des hommes arborant fièrement la tenue des chasseurs dit donzo, qui après avoir égorgé et dépiécé une personne, exhibent ensuite ses organes. Ils affirment à visage découvert offrir le foie de leur victime à leur chef militaire qui leur a demandé, après chaque forfait de lui réserver cette partie.
Les chasseurs traditionnels « donzos » prétendent protéger les dogons contre les peuls alors que le conflit entre les deux communautés s’est exacerbé depuis l’apparition il y a quelques années du groupe jihadiste du prédicateur peul Amadou Koufa Diallo, les violences se multiplient entre les Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l’agriculture.
Ce geste inhumain n’honore pas la race humaine et ne doit pas rester impunie.
Traditionnellement, les chasseurs sont organisés au tour de l’Association Nationale des Chasseurs du Mali (ANACMA) et la Fédération Nationale des Chasseurs du Mali (FNCM). Elles sont nées avec l’avènement de la démocratie, après le 26 Mars 1991. Issues des structures anciennes de la société malienne, elles existaient alors dans tous les villages sous forme d’association informelle : dirigée par un chef. Parmi les différentes fonctions du chasseur, la sécurité publique n’est pas des moindres. D’ailleurs, elle ne date pas d’hier. Dans la société précoloniale du Mali, l’un des rôles dévolus aux chasseurs était de protéger les villages contre les guerriers et les brigands. Bref, ils se devaient d’assurer la sécurité de la population et de leurs biens. Ce rôle aujourd’hui subsiste encore malgré l’existence d’une force publique.
Si, objectivement, les chasseurs ne sont pas aptes à participer aux guerres modernes, ils peuvent avoir autant de poids que la force publique dans le maintien de la sécurité publique locale.
Mahamadou YATTARA

Autonomisation de la femme
19 associations de la région de Sikasso financées à plus de 27.000.000 FCFA

Le ministère de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, à travers le Fonds d’Appui pour l’Autonomisation de la Femme et l’Epanouissement de l’enfant (FAFE), à travers l’ONG Jigi gestionnaire délégué, les femmes de la région de Sikasso
(11 à Bougouni, 4 à Yanfolila et 4 à Kolondiéba), ont bénéficié de l’aide de l’Etat le lundi 30 septembre, à Bougouni, par la remise d’une importante quantité d’équipements composés de panneaux solaires et accessoires, de matériels pour la fabrication du savon, de matériels pour la transformation d’arachide en pâte, de matériels de fabrication de beurre de karité, d’accessoires de tissage et de grillade et aussi de matériels pour la teinture. La valeur des équipements est estimée à 27,5 millions de Fcfa.
Le Fonds d’Appui à l’Autonomisation de la Femme et à l’épanouissement de l’Enfant existe depuis 2012, mais c’est à partir de 2015 qu’il a démarré ses activités. Le FAFE a deux objectifs : promouvoir l’autonomisation de la femme malienne et parvenir à l’épanouissement de l’enfant à travers les financements et des formations. Il fonctionne sur le budget d’Etat, en partenariat avec Rand Gold, UNICEF et ONU Femmes. Pour accéder au financement, il faut être dans un groupement, c’est-à-dire association.
Depuis l’aube des temps et dans tous les pays du monde, il a été établi et accepté que la femme a beaucoup souffert et continue malheureusement de souffrir. Ainsi, la question des femmes, de leur droit et de leur émancipation, de leur pleine et équitable participation au développement de la nation constitue des questions d’une grande importance. Ainsi, il a toujours existé un écart entre l’homme et la femme. Cette image négative de la femme est transmise de génération en génération à travers les religions, mythes, les contes et autres pratiques sociales qui sont à l’origine de la différenciation des statuts et des rôles et même du travail selon le sexe.
L’école des filles n’a pas été facile du fait de certaines pesanteurs sociales. On lui apprend bref, une vie de subalterne par rapport à l’homme. Il n’est pas rare d’entendre dans notre vie de tous les jours des affirmations sinon des clichés du genre comme : « une femme n’est qu’une femme…elle est comme un enfant… » ; S’ajoutent à cela certains propos conservateurs comme : « la place de la femme, c’est son foyer » ou «C’est l’homme qui fait la dignité de la femme». Cette exclusion des femmes expose certaines à toute sorte de violences physique et psychologique. L’ouverture démocratique fut un déclic pour la femme malienne, qui s’est vue accorder de nombreux droits. Présentes en nombre croissant sur la scène politique, les femmes au Mali, au même titre que les hommes participent à tous les combats et sur tous les fronts pour la prospérité du Mali et le bien-être des populations.
L’autonomisation des femmes fait encore peur à beaucoup d’hommes au Mali. Pourtant, elles effectuent deux tiers du nombre d’heures de travail et produisent plus de la moitié des aliments selon des études.
Mahamadou YATTARA

Source: Infosept

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