Boubèye tourne casaque : Va-t-il atterrir avec fracas à l’opposition?

Rien n’est moins sûr. Mais, ce qu’il faut retenir c’est que son départ risque de laisser des tâches indélébiles au sein de la majorité présidentielle, qu’il a marqué de son emprunt. L’histoire remonte à la veille des présidentielles de juillet et août 2013. Avant le scrutin, le trio de choc : Boubeye, IBK et Haya avait formé un noyau de gagnant en prélude à ces élections, dont l’issue ne surprenait guère. Le grand inconnu était surtout le modèle management au sommet de l’Etat après la victoire. Quand bien qu’il était dit que, IBK une fois à Koulouba allait octroyer à Boubeye le fauteuil de Premier ministre et à l’homme fort de Kati, le département de la défense, sinon l’état-major particulier de la présidence. Le trio a effectivement triomphé. Mais, au moment du partage des postes, les choses ne se sont pas passées comme prévue. Boubeye n’est pas nommé Premier ministre. Mais bombardé tout puissant ministre de la Défense. Et lui dans le désarroi n’a pas hésité à livrer Haya à la justice. De nos jours, il vient de rendre le tablier. Une situation qui va le propulser dans les rangs des opposants au régime, ou presque. Et, si cela se confirme, on peut dire que la balance s’équilibre.

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Le vieux loup joue à l’attrape niveau avec ses alliés. Pour contrer l’intelligence politique de Boubeye comme ministre de la défense, il s’est évertué à faire élire son fils comme député à l’Assemblée nationale puis à la tête de la Commission Défense. Karim Kéïta était donc en mission pour non seulement contrer Boubeye sur le terrain financier, car toute dépense nécessitant l’aval du parlement et principalement la commission défense et sécurité Karim aura à la loupe toutes les manœuvres de l’ancien barbouze en chef en matière de dépense militaire. Sur un second plan, il disposerait de l’arme parlementaire pour le bloquer dans ces actions subversives. C’est à dire que la Commission a la latitude de l’interpeller et le réduire à sa plus simple expression. Au fil des épreuves, il pourra être affaibli par l’étau parlementaire, et obligé dans ce contexte à rendre le tablier. Et, c’est ce qui s’est passé, le mardi dernier. Certainement, lors de son interpellation par la Commission, Karim a probablement profité de son statut d’élu national pour lui tenir

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des propos désagréables. Après le feuilleton Sanogo, orchestré par le duo (IBK et Boubeye), l’heure est au règlement de comptes entre alliés et à moins de dix mois de règne, le régime est confronté à une deuxième crise de croissance. Le navire prend de l’eau de toutes parts.

Mais, ce qu’il faut se poser comme question, c’est de savoir qu’adviendra du régime après la mise en touche de Boubeye et de Haya ? Tous deux, peuvent s’estimés léser d’avoir été victimes du système. Boubeye a aidé IBK à liquider Amadou Haya Sanogo, aujourd’hui c’est à son tour de faire les frais. Il paie ainsi tout seul, la note du naufrage de notre armée à Kidal. Une faute à priori collective du gouvernement, mais qui lui tombe sur la tête comme un pilier d’une Pyramide égyptienne.

Un trou dans l’attelage gouvernemental !

Toutefois, l’on peut retenir que le départ de Boubeye impactera fortement la cohésion de la majorité présidentielle, qui souffre déjà de son morcellement à l’extrême. Un jeu du Président de la République, qui porte en soi le germe de son effritement et une probable crise politique majeure. En donnant la portion congrue à ses alliés, IBK voulait s’affranchir d’éventuel chantage de ses alliés, mais le revers est également possible. Le départ de Boubeye risque de précipiter l’effritement de la majorité présidentielle. Son absence marquera certains ministres, notamment le président de l’UDD, Tiéman Hubert Coulibaly, qui lui voue un attachement sans faille. Il sert en quelque sorte de père spirituel pour ce jeune loup de la politique malienne. Outre Tièman Hubert Coulibaly, Abdoul Karim Konaté dit ‘’Empé’’, aussi, est un proche du désormais ex-ministre de la Défense. Tous peuvent estimer que leur mentor a été injustement poussé à la porte. Car, la faute est d’abord collective.

Selon nos sources, lorsque le MNLA a demandé le cessez le feu, certains ministres auraient vivement réagi en disant non. « Il faut les administrer une bonne correction cette fois-ci » jubilaient les ministres. Celui de l’Economie numérique et de la communication, a posté sur son compte tweeter, la victoire d’étape du Mali et s’était même réjoui de la demande de cessez le feu du MNLA. Mais, comme les choses se sont mal tournées, la faute tombe sur la seule tête de Boubeye. C’est comme dans l’adage populaire : « l’enfant qui réussi dans la vie appartient à tout le monde, mais celui qui se clochardise appartient à sa seule mère ».

Poussé Boubeye seul à la porte, est un précédent grave dans la gestion du pays sous l’heure IBK. D’ailleurs, si l’on était dans un pays organisé, ce sont les compagnies d’assurance qui allaient attaquer l’Etat du Mali devant les tribunaux pour permettre le déclenchement d’une guerre illégale. Car, une guerre ne se déclenche pas comme cela. C’est le l’Assemblée nationale qui décide ou non de la nécessite d’une guerre dans un pays. Par exemple, l’intervention française a été certes menée dans la précipitation, mais elle a été validée plus tard par l’Assemblée.

Au-delà de toutes les prises de position, le scénario qui se dessine risque d’être lourde de conséquence pour les quatre ans restant du ‘’Mandé Massa’’. Car, le stratège Soumeylou Boubèye Maïga, dans cette posture risque de rejoindre les rangs de l’opposition. Accorder les violons avec Tiébilé, Van et Soumi pour concorder une opposition solide.

Dans cette hypothèse, la majorité présidentielle aura du grain à moudre, car ne disposant pas d’hommes de même carrure que ces personnalités, dont la particularité favorable et commune sera d’avoir eu à assumer de hautes responsabilités.

Mohamed A. Diakité

SOURCE: Tjikan
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