Bétisier : Une opération rondement menée… inachevée

Le discours n’est pas nouveau, mais il faut que la peur change de camp. Il va falloir à l’État, pour ce faire, de démontrer son efficacité, en sortant des demi-mesures humanitaires. Les arrangements ne sont rien moins que de vraies capitulations, préludes à la soumission. L’État doit agir vite et fort. À Bamako, c’est une honteuse capitulation sur fond d’irresponsabilité illimitée en matière d’hygiène d’un ministre. Voici votre BÊTISIER du jour.

 

Une opération rondement menée… inachevée

‘’Le lundi 19 octobre 2020, les FAMa ont effectué une action humanitaire significative au profit des populations de Farabougou.
Un avion de transport Y-12 de l’Armée de l’Air a largué une cargaison de denrées de première nécessité sur le village.
Cette opération a été rondement menée et coordonnée avec une équipe de largueurs des Commandos parachutistes.
Elle participe de la volonté des autorités de soulager les populations et atténuer les effets néfastes des forces obscurantistes’’. Grand merci aux FAMa qui permettent à une population sous embargo de 3 000 âmes de subsister quelques jours encore. Même s’il aura fallu quatre à cinq jours, depuis l’annonce, pour procéder à ce largage de denrées de première nécessité. C’est vrai que pour ‘’une opération rondement menée’’, le temps ne compte pas, seul compte le résultat. Et les vivres ont été largués sans anicroche, tel que planifié avec une équipe de largueurs des Commandos parachutistes. À présent, les denrées de première nécessité sont-elles parvenues aux vrais destinataires ? Au cas contraire, l’action humanitaire des FAMa n’aura permis qu’à alimenter les réserves alimentaires des assaillants. Conséquence : le siège peut se poursuivre.
Mais, selon certaines grandes gueules, larguer des vivres en coordination avec des Commandos parachutistes est bien ; parachuter les commandos parachutistes serait mieux pour déloger la horde barbare qui prend en otage une population civile. ‘’Franchement, nous attendons des actions fortes et inoubliables pour que cette action ne se répète plus dans d’autres localités. Ni nin diyara, a be se fila (si on encourage, cela se reproduira)’’. Il s’agit d’envoyer un message fort à ces nuisibles. Parce que c’est intolérable que l’épervier dévore le poussin posé sur le poulailler. Bien sûr, les FAMa ne sont pas sous le coup d’une présomption de culpabilité pour non-assistance à village en danger ; mais il faut rassurer…d’une manière ou d’une autre ; au-delà de l’humanitaire.

Source : INFO-MATIN

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