BAGARRES AU CONTINGENT TCHADIEN : Les dessous d’un affrontement entre frères

Un affrontement a apposé deux groupes du contingent tchadien de la Minusma, mercredi dernier. De quoi provoquer des soubresauts alors que le Tchad fait face à une crise armée depuis quelques mois.

 

Engagés dans la région de Kidal, les soldats du contingent tchadien de la Minusma luttent contre le terrorisme. Les soldats tchadiens sont-ils à bout des nerfs ? La guerre qui se déroule au Tibesti a-t-elle un impact sur le contingent tchadien au Mali ?  L’intensité de la lutte contre le terrorisme au Mali est-elle la cause des affrontements entre casques bleus tchadiens ? Ce qui s’est passé hier, mercredi 16 octobre fait craindre une cohabitation difficile entre militaires tchadiens sous mandat onusien.

En effet, deux groupes du contingent tchadien se sont violemment affrontés sur le terrain. Ce que l’on sait, c’est une bataille qui a opposé des soldats goranes aux zaghawas. Ce sont deux postes avancés du contingent tchadien près de la frontière algérienne, l’un composé de soldats zaghawas et commandé par un officier répondant au nom de Nimeri et l’autre comprenant des soldats goranes.

Au cours des affrontements, 4 Goranes ont été violemment interpellés à bord de leur véhicule. Nos sources révèlent qu’ils ont été arrêtés, torturés et séquestrés au poste du colonel Nimeri, selon Tchadhanana.

Silence de tombeau, la Minusma se tait… 

Face au refus opposé par Nimeri de libérer illico presto ces 4 soldats, l’autre poste a mené un assaut mercredi matin contre le poste frère et  libéré les 4 soldats. Depuis, ces deux postes du contingent tchadien se regardent en chiens de faïence.

Mais, à présent, aucun communiqué de la mission onusienne sur ces affrontements qui pourtant auront des répercussions négatives sur les actions militaires sur le terrain n’a été publié. Qu’est-ce qu’il faut comprendre dans cette situation ? Comment-est ce que la Minusma va pouvoir gérer cette crise ? Difficile est la solution en raison du fait que son chef est un Tchadien, un ancien rebelle devenu un proche du pouvoir de Deby.

Autre constat : une bonne partie de l’armée tchadienne est composée d’anciens rebelles intégrés à l’issue des accords.  Au Mali, les Tchadiens ont payé un lourd tribut au terrorisme. Par exemple : à la fin de 2017, sur les 57 décès de militaires et policiers tchadiens au service de l’ONU, 47 sont survenus au Mali depuis 2013.

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