« Azawad » continue à être discuté en France

Alors qu’au Mali on s’évertue à acter la paix et la réconciliation, en France on continue, pour des fins déstabilisatrices, à débattre de l’Etat chimérique d’Azawad.

moussa ag assarid representant cma mnla touareg rebelle nord mali kidal europe conference reunion negociationL’annonce a été faite à travers les sites de propagande rebelles connus pour être des canaux traditionnels de communication des partisans de la séparation du Mali. Une conférence-débat est prévue cette semaine à Paris ayant pour thème « Azawad : point sur la situation et perspectives ».

La teneur des discussions n’est pas un secret. Les organisateurs parlent ouvertement d’une situation « inquiétante » dans le nord du Mali, leur « Azawad », engendrée par l’accord de paix, espoir pour de millions de maliens, mais qu’eux qualifient de « mascarade d’Alger ». Ainsi invitent-ils les « partisans de la libération nationale de l’Azawad » à cette séance de propagande qui sera animée par l’illuminé Moussa Ag Assarid, représentant du MNLA dans les pays européens.

Cette énième campagne est sans doute les dernières tentatives de ceux qui n’ont pas intérêt dans le retour de la paix et de la cohésion au Mali. L’objectif, comme toujours, sera de travestir la vérité pour saboter l’élan enclenché dans le pays en vue de tourner définitivement la page de plus de trois années de guerre avec son corollaire de souffrances pour les populations innocentes.

Mais l’incompréhension réside dans l’attitude des autorités françaises à cautionner que la partition du Mali fasse encore l’objet de débat sur leur territoire.

Les signes de l’amitié franco-malienne magnifiée lors de la récente visite d’Etat du président IBK dans l’Hexagone sont encore frais. A l’occasion de cette visite historique, la France a réaffirmé son attachement à l’unité du Mali en allouant une somme colossale (360 millions d’euros) pour soutenir la paix et la relance économique dans le pays. Par ce geste, elle confirme son rang de première partenaire du Mali.

Dès lors, on a du mal à s’expliquer comment cette même France peut accepter que son sol serve de terre aux manigances visant un seul but : faire capoter le processus de paix. Elle qui, après avoir perdu la confiance des maliens à cause de la duplicité de sa position sur le dossier Kidal, vient de regagner un minimum d’estime doit savoir qu’il suffit de peu pour faire balancer l’opinion malienne et ainsi ternir son idylle naissante avec nos autorités.

Par ailleurs, il est également curieux, en même temps regrettable, de constater que la culture du double langage perdure chez « nos frères » des groupes rebelles qui pourtant, au nom de la paix et de la réconciliation, ont eu le privilège de voyager avec le Chef de l’Etat lors de son périple parisien.

Cet épisode orchestré par leur cellule extérieure nous rappelle un autre sur le plan national, celui de la rentrée des classes à Kidal. Une rentrée pour la réussite de laquelle les « ex » séparatistes de la CMA n’ont pas manifesté assez d’enthousiasme. Bien qu’ils soutiennent le contraire, leur laxisme à créer les conditions pour une reprise effective des cours a fait perdre tout son sens à la rentrée officielle des classes dans cette région. Nous n’avons pu assister qu’à une reprise purement symbolique.

Pendant que les « ex » rebelles se pavanent à Bamako et sont conviés à toutes les rencontres officielles de l’Etat, un ministre de la république ne peut toujours pas fouler le sol de Kidal.

IBK doit se ressaisir pour comprendre que les véritables ennemis du Mali ne sont nullement les membres de l’opposition qui sont dans leur rôle de contradiction mais ceux qui essaient de prendre en otage le peuple à qui il a promis le bonheur.

 

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