Avocats Sans Frontières Canada suite aux massacres d’Ogossagou : «Ces actes ne peuvent demeurer impunis, sans quoi le cycle de représailles risque de se poursuivre »

Suite à l’attaque du village peulh d’Ogossagou dans le cercle de Bankass (Région de Mopti) le 23 mars 2019 ayant fait plus de 160 morts, Avocats Sans Frontières Canada (ASFC ) a produit un communiqué de presse, le lundi 1er avril 2019, pour appeler les autorités maliennes à agir rapidement et à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour identifier, arrêter, traduire en justice et punir les responsables de ces atrocités. « Ces actes ne peuvent demeurer Impunis, sans quoi le cycle de représailles risque de se poursuivre », soulignent les responsables d’Avocats Sans frontières Canada.

Dans ce communiqué de presse, Avocats Sans frontières Canada (ASFC) s’est dit vivement préoccupée par l’attaque du 23 mars dernier contre le village d’Ogossagou dans la région de Mopti au Mali qui aurait fait plus de 160 morts. Selon ASFC, il s’agirait de la pire attaque contre des civils au Malt depuis 2013. Selon les informations disponibles, précise ASFC, des hommes armés ont massacré sans distinction de sexe ou d’âge les habitantes du village d Ogossagou. Aux dires de ASFC, ce massacre est le dernier d’une série de violences intercommunautaires dans le centre du Mali, violences qui s’intensifient de façon inquiétante ces derniers mois. Avocats Sans frontières Canada (ASFC) a rappelé que le 1er  janvier dernier, le village de Koulogon a ainsi été la cible d’une attaque similaire qui a fait au moins 37 morts dont des femmes et des enfants. Avocats sans frontières est également préoccupée par la création de « groupes armés d’autodéfense » dans cette région du pays, qui sont en réalité des groupes armés illégaux. A cet effet, Avocats sans frontières appelle les autorités maliennes à agir rapidement et à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour identifier, arrêter, traduire en justice et punir les responsables de ces atrocités. Selon Avocats Sans frontières Canada (ASFC), ces actes ne peuvent demeurer impunis, sans quoi le cycle de représailles risque de se poursuivre. « Avocats sans frontières continuera de collaborer avec les organisations maliennes qui veulent contribuer à lutter contre l’impunité. Ce sera particulièrement important dans des cas aussi graves que celui d Ogossagou », a déclaré Maître Pascal Paradis, directeur général d’Avocats sans frontières Canada. « Avocats sans frontières et ses partenaires poursuivront également leur travail avec la société civile malienne en matière de prévention des violations des droits humains et avec la Commission vérité justice et réconciliation (CVJR), mécanisme plus que jamais essentiel pour l’établissement de la vérité, la réconciliation nationale et la consolidation de la paix », a conclu Maître Paradis. Il ressort de ce communiqué de presse que Avocats sans frontières Canada (ASFC) est une organisation non gouvernementale de coopération internationale dont la mission est de soutenir la mise en œuvre des droits humains des personnes en situation de vulnérabilité par le renforcement de l’accès à la justice et à la représentation juridique. Active dans plusieurs pays depuis 2002, le communiqué indique qu’ASFC travaille au Mali depuis 2012 à renforcer la lutte contre l’impunité et l’accès de la Justice pour les victimes de violations des droits humains à travers ses projets Justice, prévention et réconciliation pour les femmes mineurs et autres personnes affectées par la crise au Mali et renforcement de la commission vérité, Justice et réconciliation pour la paix et la stabilisation au Mali.

Aguibou Sogodogo

Source: Le Républicain

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