Au nom de la paix et de la réconciliation au Mali: La justice libère de nouveau des prisonniers de guerre

Ils sont, cette-fois-ci, 23 à recouvrer leur liberté. La cérémonie solennelle s’est déroulée ce mercredi 2 octobre 2013 dans la salle Kafo de l’hôtel Kempenski de Bamako, sous l’égide du Comité de suivi et d’évaluation de l’Accord de Ouagadougou, dirigé par le chef de la Mission des Nations Unies pour le Mali, Bert Koenders.

bert koenders representant special secretaire generale

A ses côtés, pour la circonstance, le Représentant spécial adjoint pour le Mali du Secrétaire général de l’ONU, Abdoulaye Bathily, l’Ambassadeur du Burkina Faso au Mali, représentant le Médiateur de la crise malienne et le Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

 

Cet élargissement intervient, comme a tenu à le souligner le Ministre de la Réconciliation et du Développement des Régions du Nord, présent à la rencontre, conformément aux dispositions de l’Article 18 de l’Accord de Paix de Ouagadougou entre le Gouvernement de la République du Mali et les groupes rebelles du Nord, toutes tendances confondues.

 

Il s’agit là du deuxième du genre, après celui de 32 autres détenus, courant septembre dernier. A cette occasion, le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Mohamed Bathily a lu, un à un, les ordres de mise en liberté de chacun des 23 prisonniers, en précisant que deux d’entre eux n’étaient pas sous mandat de dépôt et ne font donc l’objet que d’un simple abandon de poursuites; et que trois autres ont bénéficié de la grâce présidentielle.

 

Prenant à son tour la parole, dans sa langue maternelle et au nom de la société civile de Kidal, qu’il représente, Mohamed Ag Intallah a salué l’acte, hautement significatif pour la restauration d’un climat de confiance de part et d’autre, en vue du «rétablissement de la paix à l’intérieur d’un même pays».

Cependant, tout en insistant sur sa qualité de membre de la société civile, et non de représentant d’un quelconque mouvement, il a demandé aux autorités maliennes de fournir encore des efforts, car «il y a des noms que nous n’avons pas entendus». A noter que la traduction a été assurée par Mohamed Ag Erlaf, siégeant à la même table.

 

En réponse, le Ministre Bathily a dit avoir pris bonne note et a assuré son vis-à-vis que tous les cas qui leur sont soumis font l’objet d’une attention particulière. Surtout que, selon lui, le rythme imposé par l’agenda politique est tel qu’il prend le pas sur l’agenda judiciaire.

 

Mahamane G. Touré

Source: 22 Septembre

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