Attentat de » la Terrasse » : Les langues se délient

Depuis le 6 mars dernier, date de la tragédie ayant causé la mort de cinq personnes, les enquêteurs intensifient leurs recherches. L’interpellation d’une dizaine de personnes à Kati, suivie de la traque meurtrière de Mounirou Cissé à Bamako, puis l’arrestation de trois autres présumés complices, ne permettent toujours pas de s’aventurer. Certes, des indices sérieux lient les divers acteurs (types d’armes, de munitions) contacts téléphoniques), mais l’on éviterait toute conclusion hâtive. La piste d’un règlement de comptes ne serait pas à écarter. Et pour cause !

Faut-il rappeler que c’est dans la nuit du vendredi 6 mars au samedi 7 mars 2015 qu’un attentat meurtrier avait frappé un bar – restaurant de Bamako.  » La Terrasse « , c’est son nom, est située dans une rue bondée de la Commune II, alias Rue Princesse. L’attentat avait fait cinq victimes (trois Maliens et deux Expatriés) ainsi que de nombreux blessés. La tragédie avait naturellement bouleversé tout le monde. Et l’inquiétude grandissait au fur et à mesure que les jours passaient car les auteurs demeuraient introuvables des jours après.

Il aurait fallu attendre le vendredi 13 mars dernier pour que les forces de sécurité parviennent à abattre l’un des présumés complices des tueurs, en la personne de Mohamed Mounirou Cissé. Pour les observateurs, l’arrestation de ce jeune homme, de 22 ans seulement, aurait pu faire avancer les enquêtes qualificativement. Hélas !

Cela dit, les forces de sécurité avaient réussi à interpeller plusieurs personnes à Kati quelques jours auparavant. Des indices sérieux (types d’armes, munition, appels téléphoniques) ont laissé paraître des liens évidents. Et dans la foulée, les forces de sécurité parviendront à interpeller trois autres personnes. C’était le jeudi dernier. Il s’agit, entre autres, de Traoré Aboubacar, Maouloud Maïga et Salia Maïga. Tous les trois seraient des ressortissants du cercle de Bourem d’où est aussi originaire Mohamed Mounirou Cissé.

Les autorités ont, on le sait, rapidement privilégié la piste terroriste après l’attentat. Une partie de la presse aussi. L’hypothèse est plausible d’autant plus que les tueurs s’en étaient pris à un lieu proscrit par les groupes jahadistes (donc terroristes), en l’occurrence un bar – restaurant, mais surtout à des expatriés, un Français et un Belge. Toutefois, trois Maliens y périrent.

Certaines sources indiquent aujourd’hui que les trois Maliens ne semblaient pas être visés par les tueurs. Idem pour le Belge qui se serait retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment. Parait – il que ce dernier regagnait même son véhicule à la sortie du bar – restaurant lorsqu’il fut atteint par les balles. Quant à la victime française, lui aussi aurait subi le triste sort à la place d’un autre compatriote. Ce dernier aurait eu plus de chance. Nos sources assurent que ce Français se trouvait effectivement sur les lieux. Et qu’à un moment, il aurait été invité par des amis à changer de coin. L’homme serait l’un de ses nombreux formateurs expatriés dans notre pays. D’autres sources privilégient la piste d’un règlement de comptes. La Terrasse étant la propriété d’un Libanais, toutes les spéculations sont permises de leur part. Pour elles, vu la cadence de la fréquentation du bar – restaurant du sieur Assy Wahib, un Libanais bien sûr, le crime aurait pour but de faire chasser la clientèle. Hypothèse simpliste mais pas à écarter. En tout cas, la présence d’enquêteurs français à Bamako devrait permettre de découvrir toute la vérité.

source : Le Malien

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