Attaques terroristes au Mali : quelques vérités amères (à entendre) et pistes de solutions

soldat militaire armee malienne explosion attaque violence attentat nord mali kidal gao tombouctou

1- C’est une préoccupation et ça restera longtemps une préoccupation nationale ;

2- Préoccupation pour l’Etat et pour les citoyens ;

3- Se préparer à une guerre LONGUE car partout où un pays est confronté au TERRORISME, cela prend du temps ;

4- Explication : Terrorisme = guerre asymétrique (l’ennemi jaillit là où on l’attend le moins) ;

5- Avant d’attaquer, l’ennemi s’assure des failles des dispositifs ;

6- Le terrorisme est « MOBILE » dans sa nuisance, il distribue sa CHARGE plus facilement quand un territoire est vaste (le Mali fait deux fois la France) ;

7- Dans aucun pays au monde, les forces de l’ordre ne sont partout, il y a toujours un espace à investir ;

8- Chez nous, les faiblesses sont militaires/équipements/renseignements/capacités d’anticipation et de riposte ;

9- Malgré les faiblesses, faut-il toujours abandonner les armes à l’ennemi ? Cette question fut posée par le doyen Moussa Balla Coulibaly il y a quelques années ;

10- Certains pays ont compris qu’ils ne vaincront pas définitivement le terrorisme et ont proposé des solutions (négociations, amnistie, concorde…), l’Algérie…;

11- La négociation avec les terroristes est un sujet toujours POLEMIQUE. Elle divise les OPINIONS. Elle ne fera jamais l’unanimité, quel que soit le pays ;

12- Certains pays finissent néanmoins par négocier avec une longue tragédie ;

13- Aucun ministre ne peut résoudre les problèmes SECURITAIRES/OU DE DEFENSE en un temps record ;

14- Une armée qui a connu la faillite institutionnelle prend du temps dans sa reconstruction ;

15- Refonder le recrutement (mérite et vocation réelle, amour du métier des armes), former valablement et de manière continue, équiper convenablement, adopter une doctrine adaptée aux enjeux, dissuader l’ennemi en lui assénant quelques coups décisifs, anticiper, encourager le mérite, sanctionner les fautes, cela  constitue tout un programme qui ne se déroule guère sur un an ou deux ;

15- Le terrorisme est une guerre PARTICULIERE qui se gagne rarement par un Etat, même doté de moyens solides, la France en un an a connu plus de 200 morts (Bataclan, Nice) ;

16- Le Mali (ETAT/CITOYENS) doit se préparer à la GUERRE LONGUE…Des gens prêts à mourir et à attaquer partout où ils croient trouver une faille demeureront toujours dangereux, quel que soit le pays ;

17- À moins de doubler sinon tripler (dans les années à venir), le nombre de forces de l’ordre du Mali, il sera difficile de renforcer tous les lieux sans affaiblir d’autres ;

18- Même le nombre ne suffit pas pour tenir (Boko Haram a chassé l’Etat nigérian en certaines parties de son territoire) ;

19- Nous continuerons à nous plaindre, nous indigner, mais la sécurité 100% n’existera jamais ; les citoyens doivent jouer leurs vecteurs de renseignements sur les mouvements suspects partout où des groupes ou individus semblent opérer dans des zones où ils sont ne sont pas connus ;

20- Ceci dit, l’Etat doit davantage faire son travail (c’est l’une de ses missions régaliennes que de sécuriser et défendre la nation), LES ATTAQUES DES CAMPS DOIVENT ETRE DES ACTES RARISSIMES, lieux redoutés, ils ne peuvent être sécurisés que dans des rayons aux dispositifs adaptés capables d’anticiper et d’endiguer par le renseignement et la capacité de riposte/poursuite. L’armée doit aussi être prête à mourir pour le pays s’il le faut (il ne faut pas faire l’insulte à toute l’armée car depuis 2012 à ce jour, elle a payé et continue à payer un lourd fardeau), seulement, cette lutte prendra du temps.

Yaya TRAORE

Source: Le Reporter

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published.