Attaque contre la terrasse l’hôtel Byblos de Sevaré et le Radisson Blu de Bamako : Triste conséquence de la politique laxiste des pays de la région

Les Maliens ont regardé des prises d’otage à travers divers fil comme Delta Force. Mais le vendredi dernier le spectacle auquel bon nombre de citoyens ont assisté n’est pas de la fiction. Il était 6 heures 5O minutes lorsque l’information de la prise d’otage de l’hôtel Radisson a commencé à fuser. Il a fallu quelques minutes pour que les forces de sécurité soient sur place. Au galop les rumeurs ont fait le tour de la capitale comme la présence du plus riche d’Afrique le nigérian Aliko Dangote. Ce dernier avait quitté les lieux depuis jeudi. Par contre le célèbre artiste guinéen Sekouba Bambino Diabaté était bien sur les lieux. Pour échapper, il a dû se cacher sous son lit. Il a eu une drôle de chance car, si les terroristes avaient senti sa présence, il aurait servit peut être comme appât pour une éventuelle fuite des dévergondés. Ces attaques terroristes ne sont que la triste conséquence de la politique des pays de la région qui ont mis du temps à agir

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Rien ne sera plus comme avant a prévenu le locateur de Koulouba. Il a raison  par ce que le mode opératoire des terroristes a toujours été de semer la méfiance dans les esprits. Le terrorisme  au début la seule arme du peuple palestinien pour  chasser l’occupant sioniste. Cette stratégie étaient l’œuvre de l’OLP crée en 1964  sous l’égide de Yasser Arafat.

L’OLP s’illustra par des prises d’otage comme la prise d’otage des jeux Olympiques de Munich en 1972, le détournement de l’Achille Loro un bateau de loisir battant pavillon italien. La prise d’otage de la compagnie Air France par  un commando de  quatre personnes  composés de deux allemands des cellules révolutionnaires et deux Palestiniens du  Front Populaire de Libération  de la Palestine  e qui s’est achevé par un bain de sang à l’aéroport d’Entebbe en Ouganda en 1976.

L’objectif étant de faire libérer 47 Palestiniens qui croupissaient dans les prisons Israéliennes et Européennes et  6 terroristes détenus  outre  Rhin      Mais par la suite, il  a été utilisé par des groupes radicaux comme AQMI et dernièrement par l’Organisation Etat Islamique.   Ce qui était l’arme favorite des arabes est aujourd’hui largement en Afrique au Sud du Sahara.

Sur le continent exceptés les du Magrheb notamment l’Algérie qui a passé  toute une décennie noire conséquence du conflit sanglant qui a opposé le Front Islamique du Salut d’Abassi Madani, d’Abou Bel Hadj au pouvoir Algérien. Ce conflit le palais d’Elmouradia pensait l’avoir éradiqué avec la loi de la concorde civile qui accordait l’amnistie aux terroristes repentis. Très rapidement la relève est assurée par le GSPC d’Assane Attab et El Zouabri. L’islamisme en Algérie devient comme une hydre. L’Algérie bascule dans l’islamisme et l’intolérance pour de bon.

Le point culminant est atteint avec la mort des moines de Tibehirine qui vivent dans le pays depuis des longues années. Sous la pression de l’Armée Nationale Populaire les terroristes sont refoulés vers le sud certains n’ont pas eu de peine à s’installer au Mali. Ils profitent largement de la rébellion touarègue des années 1990 au Mali et au Niger. Les pouvoirs de ces deux pays plus préoccupés par la question touarègue ont ignoré le problème.

Les terroristes profitent aussi de la faiblesse de ces pays pour s’installer. Mais il faudrait attendre les années 2000 pour voir les islamistes à l’œuvre d’abord   le nord du Mali qu’ils utilisent comme quartier général. Dés qu’ils enlèvent un otage, le Mali est la destination finale. Le président Amadou Toumani Touré qui à l’époque    n’avait pas  réalisé le danger jouait même aux médiateurs.  C’est dans ce contexte de laxisme qu’intervient l’affaire AIR COCAINE suivi de l’assassinat du Colonel Lamana Ould Bou à Tombouctou.

Après la mort de ce dernier l’armée malienne lance une série d’operation contre AQMI. Encouragés par les succès enregistrés au Mali, les terroristes enlèvent Michel Germaneau ensuite Pierre Camatte.  Face à la gravité de la situation, la Mauritanie qui a été   touché par une série d’attentat notamment contre l’ambassade de France décide de frapper fort. Elle  mène une opération de sécurisation conjointe avec les forces maliennes dénommée « Benkan » dans la forêt classée de Ouagadou.

Pour réduire la capacité de nuisance d’AQMI, ses fores aériennes effectuent plusieurs en territoire malien.  Avec le soutien de la France, elle tente de libérer l’otage Michel Germaneau qui perdra la vie au cours des opérations. Le president Amadou Toumani Touré appela de ses vœux à la mise en place d’un Etat Major commun composé de l’Algérie, la Mauritanie, le Niger. Cette structure ne sera jamais opérationnelle. Profitant de la crise libyenne, le MNLA ne pouvant pas faire face seul aux forces gouvernementales maliennes fait alliance avec les terroristes.

La suite on la connait, après la chute des régions du nord conséquence de la tentative de coup d’Etat contre le président Amadou Toumani Touré, le MNLA est écarté par ses alliés jihadistes comme le Mouvement Pour le Djihad et l’Unicité en Afrique de l’ouest MUJAO et Ançardine du tristement célèbre Iyad Agahly.  Après une courte pause, les djihadistes décident de franchir le dernier verrou  qui est Mopti pour fondre sur le Sud.

Mais une énergique riposte des forces françaises les obligent  à renoncer à leurs projets de conquête. Plus tard, suite à une découverte du journaliste Nicolas Champeaux, Abou Zeid expliquera, qu’il fallait s’attendre à une intervention militaire étrangère. L’intervention française sans pour autant annihiler la capacité de nuisance des terroristes les empêchent d’entreprendre des actions d’envergures. Pour prouver qu’ils sont capables de faire mal en pleine opération « SERVAL » Ben Mokhtar prend en otage le complexe gazier d’Inamenas.

Les pays riverains du lac Tchad  pendant longtemps ont fermé les yeux sur les actions de l’ex Boko Haram pensant que c’est un mouvement local isolé. Mais le calife de l’EI en Afrique de l’ouest Aboubacar Shecao décide d’étendre ses tentacules au delà du Nigeria ce qui va contraindre les Nigeriens, les tchadiens et les camerounais à intervenir. Mais c’est l’enlèvement des lycéens de Chibok qui va contraindre la communauté internationale à prendre la mesure du danger

En Afrique de l’est : les pays de la corne  laissent la situation pourrir  en Somalie après la chute du général Mohamed Barré. Une première intervention de la communauté internationale sous la bannière des USA se solde par un echec. Le pays replonge de plus bel dans la guerre civile entre seigneurs de guerre.  Les tribunaux islamiques en profitent pour s’incruster. Après la mise en place du gouvernement fédérale de transition. Les forces éthiopiennes interviennent pour lui donner une certaine légitimité.

La menace s’intensifie quand le mouvement prend le nom de Shebab. Les autres pays de la région directement menacés décident de soutenir l’Ethiopie au sein d’une force africaine AMISOM. Les terroristes mènent aussitôt des actions spectaculaires en Ouganda au Kenya. Le Kenya payera d’ailleurs le prix fort des Shebabs. En 2013, ils mènent une opération spectaculaire dans le centre commercial WESTGATE très fréquenté par les expatriés. Comme si  cela ne suffisait, ils frappent  l’Université de Garissa  plusieurs étudiants seront tués.

Avec l’attaque de l’hôtel Radisson Blu de Bamako les habitudes doivent changer  pour que plus jamais ça. Car la victoire des terroristes ne fera qu’accroitre la terreur .

Badou S. Koba

Source: Le Carrefour

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