Amadou Haya Sanogo à la barre : un procès qui risque d’en cacher d’autres : «Ils étaient 16 magistrats logés, nourris, et payés par le CNRDRE» dixit Lieutenant Mohamed Coulibaly Chargé de communication du Général Amadou Haya Sanogo

«Beaucoup de gens ont défilé à Kati… Nous avions des caméras de surveillance et des caméras cachées… Nous avons les preuves… Haya n’a jamais ordonné un quelconque massacre ou enlèvement. Jamais ! Nous sommes prêts à tout déballer »

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 Procès d’Amadou Haya Sanogo oblige : nous vous soumettons à la relecture, ces deux articles publiés au mois de Novembre 2013. Le Général Amadou Haya Sanogo n’était pas encore arrêté et beaucoup d’événements se sont déroulés depuis lors. Avec le recul et surtout, l’annonce du procès de l’ex-putschiste pour le 30 Novembre prochain, c’est-à-dire dans 72 heures,  ces deux publications prennent tous leurs sens.  Jugez-en-vous-même !

Il a dit : «Pas de grade pour ceux qui b… les femmes de leurs camarades»… «Colonel Youssouf Traoré ne voulait pas lâcher» –  Capitaine Drissa Coulibaly ? «Un bandit de grands chemins»… «Aujourd’hui,  le Général Sanogo dort tranquille !»

 Il est lieutenant de l’armée malienne et fait office de chargé de communication auprès du Général Amadou Haya Sanogo. Mohamed Coulibaly, c’est son nom, est journaliste de formation. Il affirme avoir été témoin de la plupart des incidents et drames survenus depuis le 22 mars 2012 à Kati, y compris ceux du 30 septembre dernier. Dans un entretien téléphonique d’une trentaine de minutes, il nous a livré la version de son employeur dans les récents événements. Un témoignage poignant, on le devine, rendu avec la bénédiction du Général lui-même.  Voici la synthèse de ses déclarations.

Le Lieutenant Coulibaly a tout d’abord regretté les drames récemment survenus lors de la mutinerie du 30 septembre dernier suivis des disparitions de personnes. «A la suite du Général Haya,  Je déplore les morts et prie pour le repos de l’âme des défunts. C’est tout simplement regrettable que des frères d’armes, voire des frères tout court, se tirent dessus en ce moment crucial de la vie de la nation surtout quand l’ennemi se trouve ailleurs».  

Ceci dit, poursuit-il, «le Général Haya n’est nullement responsable de ces drames». Et d’ajouter : «il n’a jamais pris une seule fois les armes depuis le coup d’Etat de mars 2012… Sa seule arme reste à présent son bâton…  Il n’a jamais ordonné un quelconque massacre et enlèvement. Jamais ! ».   

Parlant de l’affaire Boukary Daou, notre confrère du journal «Le Républicain», le porte-parole du Général se veut formel : «Par rapport à votre confrère Boukary Daou, je vous surprendrai en disant c’est le Général en personne qui a ordonné sa libération pure et simple. Et c’est justement, pour cette raison, qu’il  y a une brouille entre Dioncounda et le ministre de la justice M. Malick Coulibaly. Approchez donc cet ancien ministre, il vous le concédera !  Le Général a estimé ce jour (j’étais dans la salle), que la détention d’un journaliste ne pouvait aucunement arranger la situation si elle n’était, au contraire,  de nature à l’envenimer. Il a alors joué de son influence pour obtenir la libération de M. Daou. Il n’a jamais ordonné son arrestation.  Jamais !» 

Qu’à cela ne tienne, il a cependant fallu plusieurs audiences du tribunal pour obtenir l’abandon des poursuites, non ?

«Oui », rétorque notre interlocuteur, «c’est parce que le directeur de la sécurité d’Etat était en déplacement à l’extérieur du pays. Et la libération a trainé. Personne ne voulait prendre la responsabilité de le libérer en l’absence du chef. Et l’irréparable est arrivé. Le Général l’a profondément déploré».

Evoquant les relations avec les hommes politiques, le lieutenant Coulibaly affirme que c’est bien le Général qui a réconcilié Soumeylou et IBK. «Comme vous le savez, ce n’était pas la lune de miel entre les deux hommes».

Et d’ajouter que «beaucoup de gens ont défilé à Kati… Nous avions des caméras de surveillance et des caméras cachées. Nous avons les preuves».

Parlant du Colonel Youssouf Traoré aujourd’hui porté disparu, M. Coulibaly regrette fortement cette disparition et espère que l’intéressé soit encore en vie. Un chagrin qi ne doit cependant pas occulté la vérité, ajoute-t-il.

«Youssouf ne voulait pas le retour à l’ordre constitutionnel. Je me souviens  lors d’une réunion qu’Haya a clairement dit qu’il faille impérativement retourner à la démocratie et à l’ordre constitutionnel. Le Colonel Youssouf Traoré a alors rétorqué qu’il n’en était pas question. Qu’il était impensable pour un militaire de rétrocéder le pouvoir aux civils immédiatement après un coup d’Etat. Ce jour-là, il y a eu des injures graves dans la salle de réunion. La majorité des  participants n’étaient pas d’avis avec Haya. Ils ont insisté et il a persisté…  Haya a donné des instructions pour un retour à la vie constitutionnelle normale. Les Maliens ont trop souffert, ne cessait-il de répéter. Et il le disait à la faveur de toutes nos réunions… Et même lorsque les notabilités du pays sont allées le voir en vue de la libération des membres du gouvernement détenus, c’est lui qui a estimé ce jour, contrairement à la majorité des participants, qu’il ne pouvait outrepasser les injonctions de ses ainés et pères ; qu’il ne pouvait endosser la responsabilité d’être un enfant maudit. Ce n’était pas l’avis du colonel Youssouf, ce jour».  

Que pense le porte-parole du Général à propos des cas de disparitions d’éléments du bataillon-para communément appelés «Bérets-rouges» ? Là aussi, précise-t-il, le Général n’a aucune responsabilité dans ces drames présumés.

«Je suis journaliste de formation et je suis soucieux du respect des normes du métier. Il n’est pas dans mon honneur que vous veniez me dire un jour que j’ai menti. Je vous dirai donc la vérité : Ce jour, ma voiture a été criblée de balles lorsque je descendais de Kati pour me rendre à l’ORTM afin d’y déposer un message. C’est pour vous dire que c’est Kati qui a été attaqué. Pas le camp-para. Et il fallait bien se défendre.  Une question de survie ! Le Général Haya n’a jamais ordonné à quiconque de tuer qui que ce soit, encore moins les «bérets rouges», des frères d’armes, par surcroît. Certes, il y a eu des combats et des morts qu’il a lui-même déplorés. Ce qui est différent d’un crime et d’un assassinat. Lui aussi, aurait pu y laisser la vie. C’était donc une question de survie. J’insiste : Haya n’a jamais donné instruction de tuer qui que ce soit à la suite de ces malheureux événements! ». 

Parlant du Colonel Diallo, grièvement blessé lors de la récente mutinerie, le lieutenant Mohamed Coulibaly précise : «J’y étais… C’est Ganda-Koy qui le tenait en joue mais c’est Moussa-ba qui a tiré. Et ce dernier n’avait pas l’intention de tuer. Il tirait à côté pour l’effrayer. Mais comme il est mauvais tireur, il l’a atteint sans le vouloir. Je me souviens encore ce jour que je suis l’un des rares témoins qui soit sorti par la porte quand Ganda Koy s’est pointé avec un fusil mitrailleur (F.M)».  

Et par rapport à l’adjudant-chef Dramane Sissoko, chef de a Sécurité du Général, interrogeons-nous ?

«DRA m’était très proche. J’avais beaucoup d’estime pour lui. Et comme le cas des autres, je déplore sa mort. En parlant des faits, je dirai en toute honnêteté qu’il n’a jamais été le chef de la sécurité de HAYA comme on le prétend. Le chef de la sécurité est le capitaine B. Koné. Dra était plutôt un des cinq (05) chef de postes… Selon les rumeurs, il a été aperçu avec les mutins en détention d’armes au moment des faits».

–          Des rumeurs, vous dites ?–

–          «Je ne saurai affirmer avec certitude. Je suis journaliste. Je m’en tiens aux faits dont j’ai la certitude. C’est, en tout cas, ce qu’on m’a dit». –           

Ceci expliquerait-il son exécution demandions-nous ?

«Je ne saurais le dire», ajoute notre interlocuteur.

Que s’est-il réellement passé avec les mutins ? Que voulaient-ils ?

Avant toute réponse, Monsieur Coulibaly note avec stupéfaction que tous [les mutins] ont été libérés «comme si le coupable était trouvé ailleurs».

Ceci dit, ajoute-t-il, «je peux témoigner, là aussi. Haya a été, on ne peut plus clair : il leur a clairement fait savoir que les grades se méritaient par leur présence au nord, pour défendre le pays. Pas à Bamako ! La promotion, c’est, a-t-il dit, à cette seule et unique condition !  Il a d’ailleurs fait augmenter les primes de 6.000 à 50.000 F CFA pour tous ceux qui iraient se battre. Et je témoigne qu’il y a, à ce jour 200 volontaires qui sont partis. A ceux qui se sont abstenus, il a dit ceci : «vous ne pouvez obtenir une quelconque promotion en restant ici juste pour b… les femmes de ceux qui y vont se battre !  Pas question ! Pas de vagabondage !» La majeure partie des mutins lui en veulent pour ça. Je dois dire que 80 % des récipiendaires (promus aux grades supérieurs) sont justement ceux-là qui sont partis se battre. Personnellement, je n’ai rien reçu, moi. J’estime que je ne le mérite pas».   

Le Capitaine Amadou Konaré figure-t-il parmi les mutins libérés, avions-nous demandé ?

Pour Monsieur Coulibaly, «le capitaine Konaré est un officier que je respecte, un officier de valeur ! Quoique les autres pensent de lui, je le respecte. Je ne saurais dire s’il est responsable de quoi que ce soit lors de la mutinerie. Lui n’a pas été libéré. Je dois l’admettre. C’est, peut-être, mieux ainsi. Si sa sécurité dépend de sa détention, alors, pourquoi ne pas le garder en lieu sûr ?». 

Au contraire du capitaine Konaré, le capitaine Drissa Coulibaly n’inspire pas confiance à notre interlocuteur. Le capitaine Drissa Coulibaly, c’est celui-là même à l’origine de «fracassantes déclarations» dans les colonnes de notre confrère «Le Sphinx».

«Drissa, un bandit de grands chemins », note avec amertume le lieutenant Coulibaly. «Il a semé le b… au Libéria suite à de nombreuses exactions sur les populations civiles et il est même recherché pour ces faits par les autorités du pays. J’ai fait le Libéria et j’en sais quelque chose. Il est à la tête d’une vingtaine d’homme, tous des mercenaires maliens. Il n’a jamais, une seule fois, franchi le seuil du  bureau du capitaine Haya au moment des faits. Et lui, ne l’a jamais accueilli dans ses installations et il a toujours recommandé de le chasser des lieux. Je témoigne parce que j’étais présent… Cet homme qui se dit capitaine fait partie d’une machination pour salir le Général… Par ailleurs, il n’a jamais, jamais, été invité par le Général à une prétendue soirée avec le chanteur Dozo Sekoubani. Le Général le détestait même.  Il ne lui faisait pas confiance».

Qu’en est-il du CNRDRE ? Le Général semble bien le contrôler, du moins, à en croire les mutins lesquels ont demandé son éviction. Pour le lieutenant Mohamed Coulibaly, jusqu’au 30 septembre 2013, date de la récente mutinerie, cela faisait déjà six (06) mois que le Général Haya ne fréquentait pas le siège du Comité (CNRDRE). Et pour cause. «Il ne pouvait y travailler paisiblement. Dire donc qu’il contrôlait là la situation, n’est pas fondé».

Et maintenant, que devient-il ?  Est-il arrêté comme le prétendent certaines sources ? Réponse sans ambigüité de notre interlocuteur : «Il dort profondément, parce qu’il a la conscience tranquille. Il n’a rien à se reprocher. Rien, en ma connaissance. Autrement, je vous le dirai».

Entretien réalisé par B.S. Diarra (Maliba Info 4 Novembre 2013)

Titre original : «Troublantes révélations du lieutenant Mohamed Coulibaly, chargé de communication de Haya : «Le Général Sanogo n’a jamais ordonné de tuerie» – «Il a fait libérer Boukary Daou» – «Il a réconcilié Soumeylou et IBK»

AUTRES RÉVÉLATIONS :  

«Ils étaient 16 magistrats logés, nourris, et payés par le CNRDRE»

 

Contrairement au lieutenant Mohamed Coulibaly, lui, a requis l’anonymat, du moins, pour l’instant, a-t-il précisé. Il est officier de l’armée malienne et membre du désormais défunt CNRDRE et, par conséquent, proche, très, très proche du Général Sanogo. A-t-il obtenu la bénédiction de ce dernier en prélude à cette sortie musclée? Nous n’en doutions point ! Ses révélations sont, en tout état de cause, toutes autant précises que gravissimes… Il explique, du coup, les motivations du Général Sanogo à vouloir récuser le juge Karembé en charge de son dossier au niveau du tribunal de la commune III. Chantage ou légitime défense ? Nous nous sommes contentés d’écouter.

De l’avis de…, enfin, appelons-le, «Colonel Soumaré» (le nom et le grade sont fictifs), le juge d’instruction chargé du dossier Sanogo «est le premier magistrat à avoir rejoint les auteurs du coup d’Etat, plus précisément le 23 mars 2012 à 07 h 25 », soit le lendemain du putsch. Ils étaient au total 16 note-t-il, et «le juge Yaya Karembé reste parmi les premiers à se rendre à Kati», précise, le colonel Soumaré.

 

Et de poursuivre : «ils étaient tous hébergés à Kati, nourris et recevaient des perdiems journaliers payés par le capitaine Sanogo. On les a même aménagé un pied-à-terre avec tout le confort… Ils ont pris part, y compris Monsieur Yaya Karembé,  à toutes les réunions et prises de décisions au moment des faits. Les témoins sont encore vivants».

 

Admettons, mais quel rôle a donc joué M. Karembé, demandions-nous ?

 

«Il faisait office de conseiller juridique, membre à part entière de la cellule juridique du CNRDRE au même titre que deux autres magistrats militaires en plus des 15 autres civils», précise notre confident. Et d’insister :

 

«Nombre d’entre eux [les magistrats de la Cellule juridique du CNRDRE] ont proposé leurs services au Capitaine Sanogo en récompense du poste de ministre de la justice et promis par conséquent, de lancer un mandat d’arrêt contre ATT… »

 

Mais c’est sur Malick Coulibaly que Sanogo a visiblement jeté son dévolu. Non ?

 

«Bien entendu, signale notre interlocuteur, cette décision n’a pas été du goût de tout le monde y compris de M. Karembé».

 

Mais pourquoi pas lui ? Le capitaine Sanogo avait-il une raison particulière de rejeter sa candidature, avons-nous naïvement demandé ?

Assurément, «Sanogo s’est abstenu de le nommer ministre pour une raison évidente : la belle-mère du capitaine Amadou Konaré, compagnon de Haya au moment des faits, est tout simplement la sœur  de laie de sa mère [de monsieur Karembé]. Konaré étant donc un membre de la famille par alliance, il n’était pas séant de nommer Karembé à ce poste stratégique. Le capitaine lui a cependant promis un autre poste. Mais lui, voulait celui de ministre de la justice. Le capitaine a quand même joué de son influence pour le faire nommer au niveau du pôle économique…»

 

Pas suffisant pour le Général Sanogo de le récuser, avons-nous insisté. Obsédé par sa volonté de nous convaincre, notre «colonel Soumaré» revient à la charge :

«Je dois aussi vous dire que l’un de ces magistrats a enlevé et séquestré à Bougouni,  le Colonel Yacou de la Garde Nationale, lequel était soupçonné d’être un des meneurs  du contrecoup d’Etat. Il l’a mis dans le coffre de son véhicule et l’a conduit à Kati chez le capitaine. Et voilà ce qu’il a dit : « capitaine, j’ai un colis pour vous ». Et quand ils se sont rapprochés de son véhicule, il a ouvert le coffre et montré l’homme qui s’y trouvait : «voici l’élément que vous recherchiez ! ». Le capitaine a rétorqué qu’il n’avait absolument rien à faire de son prisonnier ; et que l’endroit où il l’avait conduit, à savoir, le domicile du capitaine, n’était pas la gendarmerie… J’étais présent ! Les enregistrements peuvent témoigner ! C’est ainsi qu’il a transporté son colis à la Gendarmerie de Kati… Les gendarmes peuvent témoigner… Il est venu par la suite demander, en guise de récompense, un véhicule 4X4 et 10 millions F CFA ; Chose que le capitaine a refusée…».

 

Etait-ce le juge Karembé ?

 

Silence radio de notre interlocuteur. Nous persistons:

 

Mais où se trouve, en ce moment, le colonel Yacou, présumé kidnapper et séquestré par ce magistrat?

 

«Il est bel et bien vivant… Le capitaine n’a pas touché à un seul de ses cheveux !», répond le Colonel Soumaré.

 

Est-il prêt à témoigner ?

«Allez-le lui demander », lance-t-il  sèchement! Et d’ajouter sur le même ton :

«Sachez que pour notre part, nous avons les enregistrements des caméras cachées et de surveillance… Nous avions les  preuves de tout ce que nous avançons. Beaucoup d’hommes politiques sont passés à Kati… Vous savez, le Général est aujourd’hui dégoûté du genre humain ! Mais, ce sera désormais coup pour coup… Nous sommes prêts à riposter…, à étaler sur la place publique tout ce qui s’est passé à Kati. Et je vous fais une confidence : même s’il arrivait aujourd’hui un «accident» au Général Sanogo, toutes les dispositions sont prises pour tout déballer dans la presse nationale et étrangère… Nous sommes prêts ! Nous avons des enregistrements sonores et vidéos intacts et en lieux sûrs».

 

Mais s’il est autant sûr de lui-même, pourquoi le Général n’a-t-il pas répondu aux injonctions de la justice, avions-nous fait remarquer ?

Réponse plus nuancée et flegmatique: «le Général Sanogo est un légaliste. Il se dit prêt à répondre à la convocation de la justice mais à condition que toutes les parties respectent les règles du jeu… Mais nous constatons qu’il s’agit, à l’heure actuelle, d’un pur acharnement sur sa personne… Pourquoi ne le laissent-ils pas tranquille ? Il n’occupe aucune fonction et n’aspire pas à gérer quoi que ce soit ! Il ne veut être mêlé à rien ! Son seul souci,  à ce jour, est que le problème du Nord soit définitivement résolu. C’est le seul et unique  souci qui affecte aujourd’hui  sa sérénité.  Rien d’autre ! ».

 

Même pas le mandat d’amener ?

«Pas un mandat émanant du juge Karembé!», conclut notre «colonel Soumaré».

 

Entretien réalisé par B.S. Diarra (Maliba Info  du 11 Novembre 2013)

Titre original : «Le camp Sanogo menace : «Nous sommes prêts à tout déballer…» «Le juge Karembé était membre du CNRDRE, donc…» – «Ils étaient 16 magistrats logés, nourris, et payés par le CNRDRE» – «Nous avons des enregistrements audio et visuels des hommes politiques et…».

 

Source : La Sentinelle

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