À Bamako, deux semaines après l’attaque du 20 novembre contre l’hôtel Radisson (22 morts), l’identité des deux assaillants tués lors de l’assaut des forces de l’ordre restait inconnue.

Le doute subsistait notamment quant à leur nationalité. Selon une source malienne proche du dossier, il s’agissait de « peaux noires » qui n’étaient ni nigérians, ni somaliens, ni même anglophones, mais maliens. « Ce sont des Songhaï », précise notre source. Apparemment, l’un des terroristes était connu des services de renseignements en tant quemembre d’Al-Mourabitoune, l’une des katiba du groupe de Mokhtar Belmokhtar, qui a d’ailleurspublié sur Twitter une photo des deux assaillants présumés.

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Interrogé par J.A. lors de son séjour en France à l’occasion de la COP21, début décembre, leprésident Ibrahim Boubacar Keïta a pourtant évoqué la piste d’hommes venus de l’étranger, tout en admettant qu’il n’avait pas encore reçu les conclusions de l’enquête. « Il semble qu’ils parlaient anglais avec un fort accent d’un pays voisin », a-t-il indiqué, sans plus de précisions.

La piste d’Al-Mourabitoune, qui sévit dans le Nord-Mali mais dont le chef se trouverait dans le nord de la Libye, est aujourd’hui privilégiée par les enquêteurs. « Cette attaque porte leur marque », glisse l’un d’eux. Al-Mourabitoune a revendiqué la tuerie. Le Front de libération du Macina, lié à Ansar Eddine, aussi.

Source: Jeune Afrique

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