50 morts à Koumaga

Des bergers, de très jeunes enfants, des personnes revenues de l’exode pour cultiver leurs champs ont été assassinés dans le village de Koumaga, cercle de Djenné. Ils sont au moins 32 civils peuls, qui ont été tués, samedi 23 juin, dans cette attaque contre la localité de Koumaga. Les habitants étaient sous le choc de ce qu’ils qualifient de barbarie. Selon des rescapés de l’attaque, les assaillants portaient des tenues de chasseurs traditionnels communément appelés dozos. Pour d’autres villageois de Koumaga, il s’agit bien de militaires habillés en chasseurs. Tenue de chasseurs et chaussures de soldats, selon eux.

Militants of The Movement for the Salvation of Azawad stand at a waypoint while patrolling along the Mali-Niger border in the deserted area in the Menaka region in Mali during an anti jihadist patrol on February 4, 2018. / AFP PHOTO / Souleymane AG ANARA

Les responsables de Tabitaal Pulaaku, les amis de la culture peule, se posent des questions sur l’identité réelle de ces assaillants. Dans le même secteur, dans le village de Siraboubougou, l’armée a empêché la destruction d’un quartier peulh par des chasseurs. Le gouvernement a condamné ces tueries en cascade au centre du pays. Des militaires ont été déployés dans la zone de Koumaga afin d’éviter d’autres affrontements ou attaques. Ce village est accusé d’abriter des djihadistes. Cependant, toutes les personnes tuées sont des innocents qui n’ont rien à voir avec le jihadisme, souligne Abdoul Aziz Diallo, président du Tabitaal Pulaaku Mala. Aux dernières nouvelles, une enquête a été ouverte par le gouvernement afin de situer les responsabilités.

«Transformons le Mali»

«Après plusieurs mois de travaux de nos commissions d’experts et citoyens, nous avons le plaisir de vous annoncer la tenue des assises de la Transformation, le plus important événement civique jamais organisé par la société civile malienne.  Ces assises permettront de procéder à la présentation officielle du Projet pour la Transformation du Mali. Ce document de stratégie reflète la volonté, la vision et l’ambition de milliers de Maliens de l’intérieur du pays et de la diaspora qui ont contribué à l’élaboration de cet agenda à travers un processus participatif inédit.

Plus qu’un événement, les assises de la Transformation marqueront l’engagement d’une nouvelle génération à travailler avec énergie et agir avec détermination pour bâtir un futur désirable, le Mali que nous voulons. Le 23 juin 2018 a été un grand jour. Depuis 6 mois, nos commissions composées de citoyens et d’experts se sont appliquées à l’élaboration d’un document unique : le Projet pour la Transformation du Mali. Les assises de la Transformation ont présenté officiellement une cinquantaine de stratégies de transformation innovantes, audacieuses et ambitieuses, fruit de ce processus participatif inédit.»

Encore des morts

La route de l’Université de Kabala continue de faire des victimes. Malgré les marches et les contestations des élèves et étudiants, et même de la mairie de Kabala-coro, cette route tue toujours. Elle a fait deux nouvelles victimes ; la  première  s’appelle  Harouna Samaké et la  seconde victime  Moussa Sidibé. Ils sont tous deux étudiants de la FSHSE (Faculté des Sciences humaines et des Sciences de l’Education). Ils ont été écrasés par un camion Benne lorsqu’ils quittaient l’école. Cette route est plus qu’un abattoir pour les étudiants. À noter que, depuis l’ouverture de l’Université de Kabala, près d’une dizaine d’étudiants et professeurs ont été tués par des camions Bennes.

Fin de course

Arrestation à Dori de Boureima Alassane Soumbella, Conseiller municipal du village de  Soumbella et premier adjoint au maire de la commune de Koutoukou. Il serait entre autres le percepteur des taxes imposées par Ansaroul Islam à des familles considérées comme esclaves. Ces taxes varient entre cent cinquante mille à trois cent mille (150.000 à 300.000) francs. Outre son rôle de percepteur, il est chargé des changes de devises étrangères au profit des membres d’Ansaroul Islam. Il se servirait également des téléphones portables des familles dites esclaves pour communiquer afin d’échapper à toute identification technique.

Par ailleurs, à Ménaka, sept bergers de la communauté Idaksahak ont été tués par des bandits armés à Tagharane au sud d’Indelimane. Les bandits étaient sur onze motos. Les douilles des armes retrouvées sur place ne proviennent pas des kalachnikovs et autres PKM utilisés dans la zone. Une mission de la coalition Gatia-Msa est arrivée sur place où elle a retrouvé un rescapé.

Le Reporter

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