24 heures après sa libération : De nouveaux affrontements meurtriers signalés hier à Ménaka

Apparemment, les séparatistes n’arrivent toujours pas à digérer la déroute qu’ils ont subie, le lundi dernier, à Ménaka, face à la contre-offensive menée avec succès par les mouvements de la plateforme. C’est ainsi qu’ils ont de nouveau tenté de reprendre le contrôle de la ville, mais c’était compter sans la détermination des forces patriotiques.

Les séparatistes ont donc profité de l’accalmie et du vent de liberté qui prévaut dans la ville après l’entrée triomphale des mouvements de la plateforme pour tenter de reconquérir la ville. Ils ont fait appel à cet effet des renforts pour attaquer la ville par deux axes à savoir : Ménaka – Ansongo et Ménaka – Kidal. Heureusement que les forces patriotiques, qui veillaient au grain, ont réussi à les intercepter et les empêcher d’atteindre la ville. Selon nos informations, les éléments de la plateforme ont fait de nombreux blessés et au moins cinq prisonniers dans les rangs des séparatistes entre Gossi et Ansongo. Cependant, quelques éléments du MAA-loyaliste ont été légèrement blessés.

Par contre, sur l’axe Kidal – Ménaka, après des échanges de tirs nourris, les forces de la plateforme des mouvements patriotiques ont pu repousser  les rebelles jusqu’aux portes de la région de Kidal.

Rappelons que cette reprise des hostilités survient après que les séparatistes eurent attaqué, le lundi dernier, des positions des mouvements de la plateforme qui étaient à 40 km de Ménaka dans une mission de sensibilisation en vue de la signature de l’accord de paix prévue le 15 mai prochain.

La MINUSMA, plutôt que de tenter de protéger les populations, ne fait que menacer les éléments de la plateforme de quitter la ville de Ménaka, sans doute pour qu’elle soit de nouveau occupée par les séparatistes. Il appartient maintenant aux autorités maliennes de prendre leurs responsabilités et de faire comprendre à la mission onusiene qu’elle n’est pas en territoire conquis et ne peut pas aider des bandes rebelles et de narcotraficants contre un  Etat légalement constitué et membre des Nations Unies.

             Massiré Diop

Source: L’Indépendant
Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.