Régions de Tombouctou et Gao : DES VIVRES POUR 258 000 PERSONNES VULNERABLES

Plus de 258000 personnes vivant dans les régions de Tombouctou et Gao dans le nord du Mali ont reçu des vivres lors d’une vaste opération de distribution organisée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en collaboration avec la Croix-Rouge malienne. Ces activités se sont déroulées de juin à septembre 2015.

niger commune chetimari cicr repondre besoins populationsMalgré l’accalmie observée ces derniers jours, la situation humanitaire reste préoccupante dans le nord du Mali. « A cause de l’insécurité et la période de soudure qui a commencé plus tôt que prévu, ces populations n’arrivent pas à satisfaire leurs besoins alimentaires essentiels », affirme Jean-Pierre Nereyabagabo, le coordinateur des programmes de sécurité économique du CICR au Mali. « Par ailleurs, le nombre de ménages en insécurité alimentaire a nettement augmenté dans ces régions, en raison des mauvaises récoltes des cultures pluviales telles que le sorgho et le mil l’année dernière ».
Les populations des communes de Bara, Ansongo et Boura dans la région de Gao, des cercles de Tombouctou, Goundam, Niafounké et Léré, ainsi que la commune de Salaam dans la Région de Tombouctou ont reçu du riz, de la semoule de blé, des haricots, de l’huile et du sel. « C’est un grand soulagement pour nous. Nos réserves de nourriture étaient quasiment épuisées. En raison de l’insécurité et du manque d’opportunités économiques, nous n’avions même pas la possibilité d’aller dans nos champs ou de trouver du travail journalier rémunéré», explique l’une des bénéficiaires.
Des semences ont également été distribuées aux agriculteurs vulnérables. « Afin d’éviter qu’ils ne consomment ces semences, ils ont aussi reçu de la nourriture pour 4 mois », précise Nereyabagabo.
« Le dialogue avec les groupes armés et les autres parties prenantes sur le terrain nous permet de reprendre des activités d’envergure dans tout le nord du pays », explique Christoph Luedi, chef de la délégation du CICR au Mali. Depuis début avril en effet, l’insécurité avait contraint le CICR à réduire ses mouvements. « Nous espérons que les conditions demeureront favorables pour nous permettre de poursuivre nos activités en faveur des personnes les plus vulnérables dans l’ensemble de ces régions », conclut Christof Luedi.

(Source : CICIR)

source : Essor

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *