Maliennes, Maliens : réveillons-nous

Un candidat aux élections présidentielles de 2013 avait déclaré que s’il est élu, aussitôt après son investiture le 10 juin, le lendemain il allait réviser tous les contrats miniers en cours. Paroles de campagne, non, émanant d’un Soumana Sacko la déclaration avait valeur d’or.

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Aujourd’hui ‘Jeune Afrique’ dans sa livraison du 18 avril 2016 a publié un rapport de l’organisation internationale : publier ce que vous payez (PCQV).

Ce rapport confirme toute l’importance de la déclaration de Dr Sacko en son temps, et atteste de la justesse de sa candidature, une candidature exclusivement destinée à la défense des intérêts supérieurs du peuple malien.

Le rapport estime à plusieurs milliards de FCFA, le manque à gagner pour l’Etat malien en raison des nombreuses exonérations accordées aux sociétés minières. Selon ledit rapport,  l’analyse comparative des contrats miniers du Mali démontre la mauvaise négociation des autorités maliennes lors des signatures des contrats avec les sociétés minières installées au pays. Toujours selon le même rapport, malgré une évolution positive, plusieurs problèmes sont à l’origine de ces manques à gagner considérables pour l’Etat malien entre autres. Nombreuses exonérations accordées aux compagnies minières, les clauses de stabilité entrevues dans les contrats. Le rapport accable la politique fiscale en la matière. Une fiscalité à la baisse d’un code minier à l’autre, et à l’appui de l’analyse, le rapport passe au screening (diagnostic) neuf contrat signés entre l’Etat malien et les sociétés minières entre 1987 et 2014 portant sur des conventions de 10 à 30 ans sur l’extraction de l’or et du fer.

Exemple : l’exploitation des mines de Fekola par l’australien Papillm Resources LTD rachetés en 2014 par le Canadien B2 Gold Coprs ou plusieurs des mines exploitées par Randgold, comme la société des mines d’or de Loulo (Somilo) et de Gounkoto.

Le Rapport montre une diminution de l’apport du secteur minier au budget national, 35% de leurs bénéfices au lieu de 45%  prévus en 1991. Le code de 2012 un versement de 30% des bénéfices au trésor public selon Nouhoum Diakité, le coordinateur de la PCQVP au mali.

Le diagnostic épingle aussi le manque d’expérience des autorités maliennes dans les négociations de contrats miniers où on ne  gère pas la question de l’après exploitation minière. Les compagnies minières n’étant pas obligées de faire le nettoyage après l’exploitation  de la mine. Sur le plan environnemental, les conséquences sont plus dures, eu  égard   au mauvais montage minier.

Il serait donc bon que les députés maliens se saisissent d’un tel rapport afin d’interpeller les autorités gouvernementales, à travers une réelle interpellation à l’assemblée nationale, différente des cirques auxquels ils nous ont habitués.  En faisant cela, ils rempliront leur rôle de véritables députés du peuple.

Peuple du Mali, il est temps de vous approprier de votre destin, car nul ne fera le Mali à notre place. Apres publication d’un tel rapport, et en ce moment douloureux de notre histoire, car le pays est menacé dans son existence même (aujourd’hui amputé des régions du Nord), il est essentiel de se rappeler de ses dignes fils capables de le sauver et Soumana Sacko en est un. L’homme a déjà prouvé ce dont il est capable : un messie à l’image des Jerry Rawlings, ou d’un Thomas Sankara, lesquels à travers leur engagement patriotique ont mis leur pays dans la bonne direction au moment où tout était perdu. Ce rapport donne raison à Sacko, et prouve aussi son attachement à l’intérêt supérieur du Mali, car lors des campagnes, il fut le seul à parler de renégociations des contrats miniers.

Ce document de la PCQV, lequel mérite une large diffusion en République du Mali légitime la candidature de Sacko contrairement à beaucoup d’autres candidats d’alors, dont aucun n’avait dénoncé un tel complot ourdi contre le pays avec l’aide de ses fils même.

Zou,  n’est-ce pas encore lui, qui avait dit que sans Kidal, il n’ira pas aux élections. Avec tout ce qu’on voit aujourd’hui, il n’est pas exagéré de dire que c’est Soumana, seul parmi les nombreuses candidatures farfelues, qui incarnait la défense absolue du Mali.

Actualité oblige – Autorités intérimaires

Décrivant l’accord d’Alger, là encore notre Zou national a été le seul homme politique qui avait dès le départ catégoriquement rejeté l’accord, un accord abject destiné à diviser le Mali, avec la caution des autorités maliennes.  Zou a même dénoncé le prétendu accord de Ouaga  qui n’est que celui ayant préparé Alger. Les deux n’étant que les deux faces d’une même pièce dont la seule différence réside dans la cadence de partition  du pays, Ouaga le faisait de façon graduelle alors qu’Alger le fait tout de suite.

Peuple du Mali, soyons vigilants, choisissons dorénavant des dirigeants intègres et dévoués au peuple, à l’image du Président Modibo Keita dont on chante les louanges en longueur de journée.  Allah dans sa miséricorde nous a donné un homme de cette envergure Sacko, et cela à une période d’une extrême rareté de dirigeant intègre. Soumana victime de son honnêteté et de son engagement patriotique, valeurs chéries sous tous les cieux sauf au Mali. Aujourd’hui le vice est célébré tandis que la vertu est condamnée. Depuis le 19 novembre 1968, notre pays est plongé dans la tourmente, il est temps avant qu’il ne soit trop tard, car il est déjà tard de réveiller pour bouter hors du champ politique tous ce leaders corrompus et apatrides. Le danger reste grand car ces derniers sont nombreux à se muer sous plusieurs formes pour chercher à reconquérir ou à s’accrocher au pouvoir.

Elisons donc des dirigeants nationalistes, motivés par l’intérêt de la nation et non des purs jouisseurs confondant l’argent public à leurs patrimoines personnels. Cela est possible, le Mali a été un pays phare, il peut et il doit le redevenir avec l’engagement de tous ses fils dédiés à la nation.

 

Bilal Keita

Houston, TX

Le Reseau de Citoyens Actifs-Mali

Simples Citoyens Maliens

De L’Ecole de la Vie et de L’Amour du Pays

[email protected]

La rédaction

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