“ Le PRVM-Fasoko favorable au dialogue inter malien pour une sortie de crise “

Au four et au moulin, le PRVM-FASOKO et son président observent, analysent et proposent des pistes de solutions au chevet d’un Mali qui va mal. Le président Mamadou Oumar Sidibé, soucieux de la grave situation sociopolitique passe par l’actualité pour parler de sécurité, de Paix et d’unité.

L’Essentiel du Mali : Comment se porte aujourd’hui le PRVM-FASOKO ?

Mamadou Oumar Sidibé : Le PRVM-FASOKO se porte bien. Nous sommes à la fois témoins et acteurs des tournants décisifs de la nation. Le PRVM-FASOKO continue son encrage sur toute l’étendue du territoire national et il est présent sur tous les fronts concourrant au devéloppemnt de notre pays. Elle s’enrichit également chaque jour à travers l’écoute des citoyens.

L’actualité, c’est la crise qui s’installe avec le M5-RFP de l’Imam Mahmoud Dicko et ses alliés. Quelle analyse faites-vous de cette situation au PRVM FASOKO ?

C’est avec amertume que nous suivions cette fracture sociale de la nation malienne. Cependant, nous sommes parmi les premiers à sonner l’alerte de la détérioration de la situation sociopolitique à laquelle des solutions pouvaient bien exister et qui puissent éviter au Mali une telle crise. Toutefois, la crise est pédagogique. Faisons en sorte qu’elle nous serve à mieux bâtir l’Avenir.
Force est de reconnaître la responsabilité de l’Arrêt définitif de la Cour Constitutionnelle relatif aux élections législatives 2020 à l’origine de la crise. Le PRVM-FASOKO fait partie des victimes de l’Arrêt définitif de la cour Constitutionnelle et il a été le premier à dénoncer les dérives de la Cour qui a outrepassé ses compétences légales dans la gestion du contentieux électoral. C’est le lieu d’inviter les autorités nationales à repenser le fonctionnement des institutions constitutionnelles qui ont du mal à s’adapter aux exigences démocratiques.
Le sens de la contestation que nous vivons est d’avertir sur la necessité des reformes profondes de l’Etat pour qu’on en arrive pas au pire. invité la classe politique à rejeter les résultats, mais il n’a jamais été suivi. Toutefois cette liberté de constestation doit s’inscrire dans le cadre des lois et règlements de la République et dans le seul intérêt des populations.

La CEDEAO est intervenue comme en 2012, en vue de contribuer au règlement pacifique de la crise. Cependant les maliens ont un mauvais souvenir d’une telle intervention qu’ils considèrent comme une atteinte à la souvérainté nationale. M le président, que pensez-vous de l’efficicacité des recommandations et résolutions de la CEDEAO dans le règlement de la présente crise ?

La CEDEAO comme la communauté internationale dont la MINUSMA, l’U.A sont bien dans leur rôle. Ces organisations concourrent à la restauration de la Paix au Mali. Elles favorisent la création des meilleures conditions de dialogue et de negociations entre maliens qui puissent trouver souvérainement des solutions inclusives et consensuelles à la crise. Il faut rappeler que ces interventions extérieures ne gênent en rien la poursuite du dialogue inter malien.

Des citoyens attendaient le PRVM-FASOKO au M5-RFP, toutefois votre Parti a gardé sa position au sein de la majorité présidentielle. Pourquoi ?

De fortes raisons pouvaient effectivement amener le PRVM-FASOKO à suivre le mouvement de contestation. Toutefois il a opté pour la retenue en portant ses critiques dans le débat de la majorité. La conviction politique prévaut sur la quête des intérêts personnels. Le PRVM-FASOKO est dans la majorité par conviction. Sa loyauté envers celle-ci, quelque soit la gravité de la situation, est totale.

Le PRVM-FASOKO a-t-il des propositions concrètes de sortie de crise ?

Nos propositions et suggestions sont celles de la majorité présidentielle. En tout état de cause, le PRVM-FASOKO suggère le dialogue inter-malien pour sortir de cette crise regrettable dans un mécanisme de suivi.

Ne pensez-vous pas M le président que le mouvement de constestation en cours a tendance à faire oublier la situation au centre et au Nord ?

La situation au Centre et au Nord fait bien partie des causes du mouvement de constestation actuelle. C’est vrai, priorité est donnée au règlement de la contestation qui dégagera en même temps des solutions pour le Centre et pour le Nord. Il n’y a pas d’oubli, il y a plutôt un processus en cours de construction.

A ces crises politique, sécuritaire au Mali, il faut désormais ajouter la crise sanitaire. Le Covid-19 n’est-il pas la préoccupation majeure ?

Le Covid-19 est une préoccupation mondiale et elle constitue une menace sérieuse contre l’humanité. En attendant des remèdes fiables, les mesures barrières doivent être maintenues et vulgarisées. Dans ce domaine, la coopération internationale doit être fortement maintenue.

Monsieur le Président, peut-on véritablement retrouver notre Mali : Un et indivisible ou doit on s’attendre inexorablement à un autre Mali ?

Le Mali est un Etat unitaire décentralisé qui a opté pour un “ Gouvernement du Peuple, pour le Peuple et par le Peuple “. Rien ne peut donc être décidé sans le consentement des maliens en ce qui concerne la forme de l’Etat. Le Mali est et sera toujours ce que les maliens voudront.

Quel message avez-vous à adresser aux maliens ?

Je rappelerai tout simplement à mes compatriotes la nécessité de rélire continuellement notre Hynme national pour se convaincre de la nécessité de placer au-dessus tout, le Mali, rien que le Mali et tout pour le Mali.

Réalisé par Setié Souleymane Sanogo

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