Sénégal : Un talibé battu à mort par son maître coranique

A Saint-Louis, précisément à Mpal, un talibé a été battu à mort par son maître coranique. Le corps sans vie a été remis à sa famille le week-end dernier alors qu’une autopsie a été ordonnée par le procureur de la République.

A en croire certaines sources, le maître coranique est l’oncle paternel de l’enfant. Ils ont ainsi voulu enterrer l’enfant sans tirer cette affaire au clair.

Grâce à une injonction du procureur, l’auteur de ce crime odieux a été mis aux arrêts par la brigade territoriale de la Gendarmerie.

Présentement, le Sous-préfet du département de RAO Ibrahima Ndao, a demandé un service permanent de la gendarmerie sur Mpal. Demande qui a été acceptée, pour sécuriser les populations car avant il y avait juste une équipe qui faisait la navette.

Les talibés, ces enfants omniprésents et invisibles

Les talibés sont supposés être des disciples apprenant le Coran. Mais au Sénégal, on les croise dans toutes les grandes artères de la capitale, en train de quémander de quoi se nourrir, tellement qu’on se demande s’ils prennent, ne serait-ce qu’une minute, pour faire ce pourquoi ils sont dans les « daaras » (écoles d’accueil). Âgés entre 4 et 15 ans, ils étaient 200.000 en 2010.

Avec leur sébile sous le bras, une grande boîte de conserve de tomate, ils réclament souvent de l’argent ou des vivres et sont parfois chassés car leur présence n’enjolive pas le décor tellement ils donnent l’impression de venir d’une autre époque.

Très souvent, ils vivent dans des conditions si précaires que mêmes leurs besoins physiologiques ne sont pas satisfaits. Pour eux, trouver de quoi se mettre sous la dent est un idéal, alors se vêtir convenablement et se soigner sont un luxe.

Si vous êtes une âme sensible, n’allez surtout pas dans un « daara », car vous risquez d’y verser une goutte de larme au vu des conditions précaires. Souvent en surnombre dans des bâtiments délabrés, ils n’ont souvent accès ni à l’électricité, ni à l’eau. La plupart du temps, ils sont obligés de mendier du lundi au lundi, à défaut, ils sont battus sévèrement.

Afrikmag

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