RDC : Dix-neuf civils tués lors de nouveaux massacres dans le nord-est du Pays

Au premier semestre, des violences intercommunautaires ont fait au moins 636 morts dans la région aurifère de l’Ituri, selon l’ONU. Dix-neuf civils ont été tués et deux autres blessés dans des attaques simultanées de trois villages en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), où l’armée peine à contenir une milice depuis fin 2017, a-t-on appris lundi 10 août d’un responsable local.

 

Les miliciens du groupe Coopérative pour le développement du Congo (Codeco) « ont attaqué trois villages dans un rayon de trois kilomètres, ils ont tué 19 personnes » dimanche, a déclaré à l’AFP Innocent Madukadala, chef de secteur de Banyali Kilo, dans la province de l’Ituri. « Certains ont été tués à la machette et d’autres par armes à feu. » Parmi les victimes, « cinq personnes ont été tuées dans le village de Lisey, deux dans celui de Tchulu et douze à Aloys », a détaillé cette source.

Un groupe de six militaires a été dépêché sur place et est retourné lundi au chef-lieu du secteur, situé à 15 km des villages attaqués, demandant aux populations de quitter momentanément leurs habitations, selon des témoignages. Un mouvement de déplacement de la population est en cours, selon M. Madukadala.

Depuis décembre 2017, la région aurifère de l’Ituri a renoué avec les violences liées à un conflit pour le contrôle des terres qui oppose les Lendu, majoritairement agriculteurs, et les Hema, éleveurs et commerçants. La milice Codeco prétend défendre les intérêts des membres de la communauté lendu.

Au premier semestre, au moins 636 personnes ont été tuées dans ces violences, d’après un récent rapport du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme. Ces violences s’apparentent à un « crime contre l’humanité », d’après l’ONU, pour qui les victimes sont principalement des membres de la communauté hema, qui n’a pas constitué de milices, s’en remettant à l’autorité de l’Etat.

Entre 1999 et 2003, un conflit entre ces deux groupes avait déjà fait plusieurs dizaines de milliers de victimes jusqu’à l’intervention d’une force européenne.

Le Monde avec AFP

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