Qui est réellement Paul Kagamé, le président le plus aimé des africains? Voici les reponses

Né à Tambwe en 1957, Paul Kagame est le chef de l’ État rwandais depuis 2000. Marié à Jeannette Nyiramongi, il est père de quatre enfants. Suite aux persécutions des tutsis, sa famille s’installe en Ouganda. En 1990, il prend la tête du Front patriotique rwandais (FPR) et mène ses troupes à la victoire après le génocide des tutsis en 1994. Vice-président et ministre de la défense de 1994 à 2000, Paul Kagame est élu président de la République par le Parlement, en avril 2000. Suite à l’instauration d’une nouvelle Constitution, il est élu au suffrage universel en 2003, puis réélu en 2010 et en 2017.

En janvier 2018, Kagamé est devenu Président de l’Union Africaine et fait la leçon à ses pairs pour lesquels il n’a qu’une estime limitée. Il est président de l’UA jusqu’au 10 février 2019. Il est ensuite désigné président de la Communauté d’Afrique de l’Est le 2 février 2019, poste qu’il occupe à ce jour

 

Paul Kagamé est devenu un modèle en vogue sur le continent africain. Chéri par les Occidentaux – Tony Blair le décrit comme « un visionnaire » et Bill Clinton comme « l’un des meilleurs dirigeants de notre époque » – qui, après avoir détourné le regard pendant le génocide des Tutsi en 1994, n’ont jamais rechigné à mettre la main à la poche pour permettre au Rwanda de renaître, Paul Kagamé a longtemps été perçu comme un intrus par bon nombre de leaders de son continent. Ils ne savaient comment manœuvrer avec cet ex-rebelle aux influences davantage tournées vers Singapour que du côté des pères des indépendances africaines.
La méfiance a depuis cédé la place à la fascination et dans les palais présidentiels du continent, Paul Kagamé, dont la réélection le 4 août ne faisait aucun doute, est désormais une référence.

 

« Il faut reconnaître qu’avec son pragmatisme, il a obtenu d’excellents résultats en matière de développement, confie un proche du président guinéen Alpha Condé. On essaye de s’inspirer de ce qui a été fait au Rwanda en termes de transparence, de discipline, de renforcement du secteur privé pour que notre propre développement emprunte des raccourcis. »

La corruption, qui semble avoir été éradiquée chez les petits agents de l’Etat, l’efficacité apparente du service public, la porte laissée ouverte aux investisseurs étrangers et les innovations ou progrès constituent officiellement les principales raisons de l’attractivité du modèle rwandais.

Sa réputation de bâtisseur a, à présent, franchi toutes les frontières en Afrique. Et la façon dont il construit son pays lui vaut l’admiration et les louanges des autres Africains. Qui rêvent, sans doute, d’un tel dirigeant chez eux, d’un tel leadership pour leur peuple.

 

Il connait un véritable succès dans sa gestion du pouvoir et pas seulement auprès des populations. Ses pairs, et de nombreux anciens chefs d’Etat lui reconnaissent un leadership clairvoyant, qui tranche avec les réserves qu’émettent généralement ses opposants, les défenseurs des droits de l’homme et les mouvements de la société civile.

Beaucoup d’observateurs accordent à Paul Kagame le mérite d’avoir apporté la stabilité et la croissance économique de ce pays dévasté. L’efficacité de la lutte contre la corruption au Rwanda, y compris contre ses proches aussi , est reconnue au niveau international. Crédité du spectaculaire développement économique de son pays, il est aussi accusé de bafouer la liberté d’expression et de réprimer toute opposition.

 

Des ONG, telles que HRW et Amnesty International, critiquent avec insistance ce qu’elles considèrent comme des manquements au respect des droits de l’homme, notamment en ce qui concerne la liberté de la presse et le climat des périodes électorales. Ses opposants considèrent son régime comme une autocratie répressive favorisant la minorité tutsie au prix d’assassinats encore inexpliqués.

Paul Kagame est le maître du Rwanda, le seul chef d’Etat africain à pouvoir parler d’égal à égal avec les grands de la planète, et capable de peser sur les décisions de la plupart des tribunaux internationaux.

Aurel HANSINON

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