Présidentielle. Jean Lassalle : « Je veux rassembler notre peuple brisé »

Le candidat centriste à la présidentielle explique qu’il «donne tout» dans cette élection et assure croire en ses chances.

Jean Lassalle candidat presidentielle france

Il est 16 h 30 et Jean Lassalle, candidat la présidentielle, cherche en vain « un truc à manger », lui qui n’a rien avalé depuis le matin. Mais à Riscle (Gers) où il doit tenir « un meeting… enfin, plutôt une réunion », corrige-t-il, tout est fermé. « C’est ça la désertification rurale, qui inquiète tant nos compatriotes. Trop de villages deviennent des mouroirs. » L’interview, au téléphone, est régulièrement interrompue par les badauds. « Mes 0,5 % d’électeurs vont tous me sauter dessus ! », blague le berger-député des Pyrénées-Atlantiques. Un monsieur le félicite pour sa « belle participation » à l’élection : « Je vais faire mieux, assure-t-il. Je vais tous les avoir ! »

 

Comment expliquez-vous que votre cote de sympathie ne se traduise pas dans les sondages ?

JEAN LASSALLE. J’ai toujours eu cette image de gars sympathique, bravache, décalé, qui fait des coups médiatiques (NDLR : son chant en béarnais en pleine séance à l’Assemblée, sa grève de la faim, son tour de France à pied…) mais sans fil conducteur dans sa pensée. Pourtant, ce que je défends est très sérieux, mon programme est sensé. Comparaison n’est pas raison, mais regardez combien de Gaulle a pu être moqué jusque tard dans sa vie. François Bayrou a dit quelque chose d’assez juste me concernant : « Lassalle est un homme de périodes héroïques. »

 

C’est est une ?

Oui, le moment est grave. Le déclencheur de ma candidature, ça a été de me dire que les enfants du député que je suis ont moins de chances de réussir que les enfants de mon père qui était berger. Assez de la compétition permanente, de la dictature financière, de l’hystérisation de la vie humaine, de la haine de l’autre… Le climat est tel que le pire peut arriver.

 

Vous à l’Elysée, quelle est votre première mesure ?

Je retire notre armée du Mali et du Moyen-Orient, je sors de l’Otan. Puis je mets le paquet sur la diplomatie, pour redonner une voix qui compte à la France.

 

La mesure phare de votre programme ?

Le service militaire ou civil obligatoire, pendant neuf mois, du 15 septembre au 30 juin, pour les filles et les garçons majeurs. Je veux rassembler notre peuple brisé de partout, aider sa jeunesse à se réunir. Retrouvons le désir absolu de revivre ensemble.

 

Vous prônez une grande cause nationale pour les campagnes, avec 3 Mds€.

Après l’abandon des banlieues que nous payons si cher aujourd’hui, nous sommes en train de faire la même chose avec nos campagnes chéries. Il faut stopper la désertification rurale, en remettant des fonctionnaires, des postes, des écoles, des médecins, pour y réinsuffler la vie.

 

Vous prônez aussi l’enseignement des arts martiaux à l’école. Curieux ?

Pour forger le caractère et pour la confiance. Les arts martiaux procurent de la sérénité et de la sagesse, ils aideront à sortir de ce contexte d’angoisse.

 

Vous pensez gagner ?

Oui ! Je n’ai jamais perdu une élection directe. A chaque fois que je me suis lancé, les gens se sont tordus de rire. Je n’ai jamais été aussi fier de ce que je fais. Je suis bien dans ma peau, je dis ce que j’ai à dire, sans frein. C’est un honneur, alors je donne tout.

Source: leparisien

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