Opérationnalisation de la force du G5 Sahel : Florence Parly annonce des actions pour ce mois d’octobre

Après l’attaque contre le Quartier Général du G5 Sahel à Sévaré, les opérations vont reprendre en ce mois d’octobre. L’information a été donnée le lundi dernier par  la Ministre française des Armées, Mme Florence Parly. Les travaux sont relancés dans un contexte de sécurité et de financement difficile. 

Selon l’AFP, Mme Florence Parly a donné cette nouvelle avant de s’envoler pour le Tchad pour rencontrer le Président Idriss Deby Itno et les soldats de la force française Barkhane,  stationnés à N’Djamena, dans la capitale de pays gros fournisseur des troupes à la MINUSMA et à la FG5 Sahel. «Cette force conjointe, qui avait été frappée par une attaque féroce de son PC central au Mali, au mois de juin dernier, a repris ses opérations », a dit Florence Parly. Et de poursuivre: «Le nouveau Chef d’état-major en charge de cette force a reprogrammé des opérations pour le mois d’octobre ». D’après elle, cette reprise de combats se fait avec le  soutien total de Barkhane.

Cependant, cette force conjointe, désormais commandée par le Général mauritanien Hanena Ould Sidi,   fait toujours face aux déficits financiers. Les 414 millions d’euros promis lors d’une conférence internationale des donateurs, le 23 février dernier à Bruxelles, tardent à se matérialiser. Selon la Ministre française des Armées, le principal  défi pour permettre de commander les équipements est de concrétiser ces promesses de dons en financements.

La force conjointe du G5 Sahel qui réunit des soldats du Mali, de la Mauritanie, du Tchad, du Niger et du Burkina Faso a récemment délocalisé son Quartier Général à Bamako. Elle a été ciblée d’un attentat djihadiste qui avait fait trois morts, le 29 juin dernier. La force est à un an d’existence et a pu atteindre selon l’AFP  80% de ses effectifs de 5000 militaires initialement prévus. Des opérations ont été menées avec l’appui direct et logistique de la force Barkhane. Mais, selon un observateur averti de la crise malienne, la présence de cette force antiterroriste ne s’est pas encore avérée satisfaisante parce que les attaques transnationales et enlèvements des personnes et des Biens se poursuivent tout le long de la zone frontalière notamment du Mali avec les autres pays sahéliens.

Adama A. Haïdara

Le Combat

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