Nigéria : pris de panique après le départ de l’armée tchadienne, des civils lâchent pied

Depuis le vendredi 3 janvier 2020, la mission de protection de l’armée tchadienne au Nigéria a pris fin. Les soldats du Tchad sont entrés le même jour à Ndjamena, capital du Tchad. Cette situation a créé la panique totale au sein de la population nigériane parmi laquelle plusieurs commencent à plier bagage.

 

Des centaines de civils nigérians commencent à fuir le nord-est du pays par peur de nouvelles représailles du groupe Boko Haram qui est très actif dans la zone. Cela intervient après le départ des 1200 soldats tchadiens le vendredi dernier.

Depuis près de neuf mois, le Tchad appuie ce pays voisin à lutter contre les terroristes qui semaient la terreur parmi la population. Cette assistance militaire a pris fin et les forces tchadiennes ont rejoint leur pays.

Samedi 4 janvier dernier, le porte-parole de l’armée tchadienne, le colonel Azem Bermandoa, a indiqué à nos confrères de France24 : « Ce sont nos éléments qui sont partis prêter main-forte aux soldats nigérians il y a plusieurs mois qui rentrent au pays, ils ont fini leur mission ». Il a poursuivi en ajoutant : « Il n’y a plus aucun de nos soldats au Nigeria. Ceux qui sont rentrés vont regagner leur secteur du lac Tchad. »

Ce retrait semble être un signe apocalyptique pour la population nigériane, qui est de pris de panique depuis l’annonce de cette décision de retrait. À l’Agence France presse, un membre des milices civiles engagées dans la lutte contre les jihadistes expliquait : « La plupart des résidents de Gajiganna sont partis à Maiduguri, la capitale de l’État du Borno, de peur que les ‘terroristes’ viennent les attaquer », rapporte France 24.

Pendant que dans certains, comme le Mali, le départ des armées étrangères est fortement recommandé, à Maiduguri, la population trouve la vie impossible sans l’assistance de ces forces notamment tchadiennes. C’est ce qui ressort des propos de ce Nigérian au micro de France 24 : « S’ils retirent l’armée, je ne retournerai pas dans mon village parce que l’on ne peut pas savoir si on est en sécurité ».

Cette confusion au Nigéria après le départ des forces armées tchadiennes devrait servir de leçon aux Maliens qui ne jurent que sur le départ des forces étrangères présentes dans leur pays dans le cadre de la lutte contre les terroristes.

Source : fasomali.com Avec LE PAYS

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