Mise en œuvre du Programme d’urgence pour le Sahel : L’Union européenne accorde 16 milliards de FCFA au Burkina

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré, et l’ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, Wolfram Vetter, ont procédé, le vendredi 13 décembre 2019, dans la salle de conférence dudit ministère, à la signature d’une convention de financement du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS+) élargi aux régions de l’Est, de la Boucle du Mouhoun, en plus de celles du Sahel et du Nord.

Fruit du dialogue entre le gouvernement burkinabè et l’Union européenne, le Programme d’urgence pour le Sahel (PUS) est un programme qui est mis en œuvre pour apporter une réponse structurelle au terrorisme et à l’insécurité qui sévissent au Burkina Faso, notamment dans les régions frontalières du Mali et du Niger.

Mis en place depuis 2017, ce programme a permis d’apporter aux populations meurtries des capacités de résilience et de renforcer l’affirmation de l’Etat dans des zones en proie à la terreur à l’extrémisme violent et à la négation de l’autorité de l’Etat. Au vu des résultats atteints dans sa première phase, l’accord pour la mise en œuvre du PUS élargi permettra d’étendre les bénéfices du programme à l’ensemble des populations concernées directement par les actes de terrorisme.

Ainsi, ce financement de l’Union européenne, d’un montant de 25 millions d’euros, soit 16,4 milliards de F CFA, est un don sous forme d’appui budgétaire direct du Trésor, qui permettra de financer les secteurs de développement tels que la gouvernance, la santé, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, l’agriculture durable, l’eau et la sécurité.

Cet apport, à terme, permettra d’accroître la capacité financière du gouvernement pour maintenir la paix, la stabilité et la sécurité dans les zones à fort taux d’insécurité et qui enregistrent de nombreux déplacés internes. Cet appui budgétaire est composé d’une tranche fixe décaissable de neuf millions d’euros et d’une tranche décaissable en fonction des performances enregistrées à hauteur de seize millions d’euros, dont quatre millions pour chaque composante (santé, sécurité, eau potable, gouvernance locale).

Pour le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré, une telle cérémonie constitue des moments forts de la coopération entre le Burkina Faso et l’Union européenne, puisqu’elle traduit son dynamisme et sa performance. Aussi, pour le ministre, dans un tel partenariat, il est important de marquer son engagement à poursuivre les orientations dans le respect du cadre juridique et institutionnel de la coopération. Il a rassuré l’ambassadeur de l’Union européenne que l’argent reçu sera utilisé à bon escient dans la transparence totale, en vue d’atteindre les niveaux de performance souhaités.

Pour l’ambassadeur Wolfram Vetter, la signature cette convention est très importante pour l’Union européenne, car elle permet à son institution de témoigner sa solidarité aux populations en difficulté. Cette subvention consentie et financée à travers le Programme indicatif national (PIN) permet de mettre en exergue la diversité de l’appui de l’Union européenne, dira-t-il, tout en espérant qu’elle contribuera pour l’essentiel à la réduction de la pauvreté et des inégalités dans les zones d’intervention.

Juste Ephrem ZIO

Lefaso.net

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