Libye : l’UE sanctionne trois dirigeants

L’Union Européenne (UE) a imposé des sanctions à trois politiciens libyens opposés à l’introduction du gouvernement d’union nationale parrainé par l’ONU.

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Les sanctions visent les dirigeants des deux gouvernements rivaux qui étaient en lice pour le pouvoir alors que le pays est plongé dans le chaos.

Tous les trois sont interdits de voyager et leurs avoirs sont gelés. Ces mesures arrivent deux jours après que le nouveau gouvernement soit arrivé dans la capitale, Tripoli.

L’avenir de ce nouveau gouvernement parrainé par l’ONU est incertain, compte tenu de la forte opposition auquel il est confronté.

De Tripoli à Tobrouk

Depuis 2014, la Libye a eu deux gouvernements concurrents, l’un à Tripoli soutenu par des milices puissantes et l’autre, à 1000 km de là, dans la ville portuaire orientale de Tobrouk.

Les politiciens ciblés sont les suivants:

– Agilah Saleh, chef de la Chambre des représentants à Tobrouk

– Khalifa Ghweil, chef du “Gouvernement de salut national” (NSG) à Tripoli, soutenu par la Libya Dawn alliance

– Nouri Abusahmen, qui dirige le Congrès national général, le parlement précédent, qui soutient le NSG

Les noms ont été publiés dans le journal officiel de l’UE, estimant qu’ils avaient joué un rôle central dans l’organisation de l’opposition à la mise en place d’un gouvernement d’unité nationale.

Les puissances occidentales ont reconnu le nouveau gouvernement comme unique administration légitime de la Libye, mais celui-ci fait face à des oppositions dans l’est et l’ouest de la Libye.

En décembre, certains législateurs rivaux ont signé l’accord des Nations Unies pour former une administration de l’unité, mais l’accord n’a pas encore été soutenu par toutes les milices du pays qui se sont formées après le soulèvement.

Jeudi, l’ONU a déclaré que les sanctions sur le fonds souverain libyen qui vaut environ 67 milliards de dollars, seront levées si le gouvernement a la possibilité de reprendre le contrôle du pays.

Source: BBC

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