L’excision, un phénomène qui n’est pas seulement africain

Chaque 6 février marque la Journée mondiale contre l’excision. Selon les chiffres officiels de l’Unicef, 200 millions de femmes seraient mutilées dans le monde, ainsi que 3 millions de nouvelles victimes chaque année. La pratique des mutilations génitales féminines perdure dans le silence, car aucun recensement fiable ne peut être établi dans de nombreux pays. Un acte barbare, accusent de nombreuses associations, faussement couvert par une volonté religieuse. En Afrique, on recense 28 pays où les mutilations sexuelles féminines sont pratiquées. Selon les chiffres, c’est sur le continent qu’elles sont le plus nombreuses, plus de 85 % des femmes excisées dans le monde. Pourtant, selon Isabelle Gillette-Faye, sociologue et directrice du Groupe des femmes pour l’abolition des mutilations sexuelles et des mariages forcés, il serait faux de supposer que ce phénomène est essentiellement africain.

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« On parle beaucoup du continent africain uniquement parce que c’est le seul endroit pour lequel on a des données à la fois qualitatives et quantitatives validées scientifiquement. Ce qui nous permet de noter un recul des pratiques. Par exemple, si on a eu des taux de prévalence relativement élevés pour la génération des femmes de 15 à 49 ans, on s’aperçoit que sur la génération 0-15 ans on a quand même une diminution des pratiques à peu près partout. On voit que dans des zones très excisantes, on peut avoir un recul des pratiques. Maintenant, si des agences comme l’Unicef, l’OMS arrivent à nous obtenir des données chiffrées dans des zones comme le Moyen-Orient ou l’Asie, cela nous permettrait d’être beaucoup plus vigilentes, sachant que l’immigration bouge, se retrouve en Europe et pour certains peuvent continuer à pratiquer. »

Source : RFI

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