Les déplacements forcés et la sécurité en Afrique au cœur des débats du 32e Sommet de l’UA

Le 32e sommet de l’Union africaine (UA) des chefs d’Etat et de gouvernement s’est ouvert dimanche à Addis-Abeba, la capitale de l’Ethiopie, où les participants débattront en priorité des problèmes urgents confrontés par le continent, tels que les déplacements forcés, la paix et la sécurité.

Placée sous le thème principal “Année des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées : vers des solutions durables aux déplacements forcés en Afrique”, la session de deux jours de l’UA permettra également d’évoquer des questions liées à la réforme institutionnelle en cours de l’UA et à la zone de libre-échange continentale (ZLEC) en Afrique, ainsi que d’autres projets et initiatives continentaux.

Dans son discours liminaire, le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, a rappelé que la question des déplacements forcés en Afrique restait malheureusement préoccupante.

“Il est important de s’attaquer plus profondément aux racines du phénomène, parallèlement à l’accélération de l’opérationnalisation de l’Agence humanitaire africaine”, a noté le président.

Tout en louant les développements positifs en termes de paix et de réconciliation dans la sous-région de l’Afrique de l’Est, le président de la Commission de l’UA a exprimé son inquiétude face à la situation actuelle dans les régions du Sahel et du bassin du lac Tchad, appelant à une solidarité accrue pour faire face au problème.

“La lutte contre le terrorisme au Sahel et dans le bassin du lac Tchad continue de nous préoccuper”, a-t-il déclaré, ajoutant : “Malgré les efforts remarquables déployés par les pays de ces régions, la situation reste très grave”.

Mais, dans le même temps, M. Faki a aussi salué les progrès accomplis dans la réforme institutionnelle et financière en cours de l’UA, soulignant que des progrès constants sont accomplis et que la responsabilisation est améliorée.

De son côté, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a souligné la nécessité de renforcer les efforts conjugués pour relever trois grands défis, à savoir la paix et la sécurité, le développement durable et le changement climatique.

En matière de paix et de sécurité, M. Guterres a salué les changements positifs en Afrique, évoquant des réalisations telles que l’accord de paix historique entre l’Ethiopie et l’Erythrée, les accords de paix conclus par les parties en conflit en République centrafricaine, l’accord sur le Soudan du Sud et des élections pacifiques dans différentes parties du continent.

Lors de l’ouverture du sommet, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a succédé au président rwandais Paul Kagame à la présidence tournante de l’UA.

S’exprimant à cette occasion, M. al-Sissi a demandé des efforts pour promouvoir la paix et la sécurité ainsi que la solidarité avec les réfugiés, les migrants et les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays.

Il a également insisté sur la nécessité de redoubler d’efforts dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme religieux ainsi que dans le renforcement des infrastructures et du développement urbain sur le continent.

Saluant les réalisations des pays africains en matière de croissance économique, de protection sociale et d’autonomisation des femmes et des jeunes, le nouveau président de l’UA a aussi noté que l’UA travaillerait dans un esprit de solidarité et en partenariat avec les pays du Sud et du Nord et dans le cadre de la coopération tripartite pour la mise en œuvre des objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030, qui sont conformes aux priorités de l’UA.

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