Le sud-ouest de la Libye dévasté par des inondations

Les habitants de la ville de Ghat dans le sud-ouest de la Libye sont dans le désarroi après des pluies diluviennes qui frappent la région depuis le début du mois de juin. Les autorités locales lancent un cri de détresse.

C’est une catastrophe reléguée au second plan par les combats pour le contrôle de Tripoli. Pourtant, ces images de maisons détruites par les fortes pluies qui s’abattent dans la région Ghat depuis le 4 juin sont révélatrices de la détresse de ses habitants. Cette ville du sud-ouest libyen est en proie à de dévastatrices inondations qui exposent la région à un désastre environnemental.

Les intempéries d’une rare violence ont déjà poussé plus d’un millier de personnes à fuir leurs habitations alors que des dizaines d’autres milliers en subissent les conséquences. « Après les inondations et les fortes pluies qui ont balayé la région, il y a quatre ou cinq jours, près de deux tiers de la ville de Ghat ont sombré… La statistique n’est pas encore complète, mais le nombre approximatif de personnes, comme je l’ai dit dans des entretiens précédents, dépassait les 30 000 selon les statistiques initiales, toutes touchées par la catastrophe, à tous les niveaux, mais les dégâts varient d’une région à l’autre. », explique Taher al-Kabash, chef du comité de crise de la ville de Ghat.

Selon les statistiques initiales, 30 000 ont été touchées par la catastrophe, à tous les niveaux, mais les dégâts varient d’une région à l’autre.

Une situation plus qu’inquiétante pour les autorités de cette région proche de la frontière algérienne, impuissantes devant l’ampleur de la catastrophe. Elles sollicitent l’aide de Tripoli dont la lenteur de la réaction est déplorée par les sinistrés partagés entre inquiétude et colère. Le comité de crise de la ville semble en effet livrer à elle-même. « Le Conseil municipal a constitué un comité de crise sur cette base et a agi en conséquence, immédiatement après la catastrophe. Nous faisons appel à toutes les instances gouvernementales et locales et aux organisations internationales et locales. », lance Taher al-Kabash.

Les intempéries ont, selon un bilan officiel, fait deux morts alors que 24 personnes sont portées disparues. Plus de 1 500 déplacées ont été répartis dans des abris à travers le pays, renseigne le comité de crise.

Source: africanews

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