Félix Tshisekedi silencieux sur un scandale de corruption

Le président congolais reste muet sur des accusations de corruption qui pèsent sur son directeur de cabinet.

Félix Tsisekedi s’est exprimé 48 heures après que les députés ont investi le Premier ministre Sylvestre Ilunga et son gouvernement. Cette investiture  a d’ailleurs été boycottée par l’opposition. Dans un discours très bref, le président congolais n’a cependant pas évoqué ce nouveau cabinet avec lequel il va diriger le pays, se contentant de revenir sur ses 100 premiers jours passés au pouvoir.

Cette intervention intervient aussi dans un contexte de critiques sur la disparition d’importantes sommes d’argent du trésor public, mettant en cause Vital Kamerhe le directeur de cabinet du président. Ce sujet était également absent des propos du chef de l’Etat congolais.  Selon le politologue Jean-Claude Mputu, “quelque part son discours sonne comme s’il voulait détourner l’attention des Congolais d’une question que tout le monde se pose. Il suffit de parcourir les réseaux sociaux. Mais on veut savoir où sont passés les 15 millions de dollars. Mais où est la justice ?

Un discours coupé de la réalité

Pour Bob Kabamba, la longue attente de la formation du gouvernement a pu donner lieu à des erreurs de gestion. Par ailleurs l’analyste redoute que la transparence promise par Félix Tshisekedi soit compromise et estime que “au sein de l’appareil gouvernemental, cela va être très compliqué. C’est un gouvernement de coalition. Un gouvernement de coalition veut dire aussi qu’il va tenir compte de l’aile pour laquelle il est en train de se battre pour imposer le changement. Cette aile-là est son associée dans la gestion du pays. La question du changement va fondamentalement être problématique pour Félix  Tshisekedi.

Jean-Claude Mputu en conclut que le discours  de ce dimanche était déconnecté de la réalité. Selon lui, c’est un discours qui est coupé de la réalité de la vie des citoyens. J’ai soulevé la question des 15 millions de dollars, donc de la corruption, la question de l’insécurité, les violences qui continuent en est une autre, la question de la gratuité de la rentrée scolaire avec la gratuité décrétée à l’enseignement primaire, aucun mot là-dessus.”

Source: dw
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