Économie bleue africaine : La Patronne de la CEA réaffirme son appui constant

Dans ses remarques lors de la séance consacrée à l’engagement des dirigeants, à la conférence sur l’économie bleue viable, Vera Songwe, Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), dit que la CEA se déclare disposée à aider les États membres à élaborer leurs stratégies nationales en matière d’économie bleue».

Elle dit que la Commission collaborera avec l’Union africaine (UA) pour la mise en place d’un cadre régional pour l’économie bleue, ajoutant que l’économie bleue a un potentiel considérable pour soutenir la transformation socio-économique de l’économie mondiale.

«La richesse qui peut être générée à partir de l’océan est évaluée à 4 000 milliards de dollars, ce qui correspond au P.I.B. des pays de l’Asie de l’Est et du Pacifique en 2017. Les biens et services représentent environ 2 500 milliards de dollars de ce montant chaque année, fait remarquer Songwe.

La conférence de trois jours qui est organisée sous, «L’économie bleue et le Programme de développement durable à l’horizon 2030», a pour principal élément le débat des dirigeants.

De nombreux dirigeants du monde entier, notamment des chefs d’État et de gouvernement, le Président de la Commission de l’Union africaine, des responsables d’Institutions des Nations Unies et d’autres entités internationales, ont pris part à l’évènement et ont tous pris l’engagement de mobiliser la volonté et les ressources nécessaires pour renforcer l’économie bleu pour sa viabilité.

Le Président du Kenya et hôte de l’évènement, Uhuru Kenyatta, s’est engagé à « prendre les devants » en adoptant «des politiques, des stratégies et des mécanismes appropriés pour mobiliser l’économie bleue afin de redynamiser nos économies nationales et de créer de plus grandes opportunités et de créer des emplois pour nos populations».

Il exhorte les dirigeants mondiaux à œuvrer ensemble à la gestion des ressources aquatiques mondiales en vue d’un développement mondial durable. Le Président Kenyatta ajoute, «Nous combattrons également avec acharnement la pêche illicite et non réglementée et nous avons pris des mesures pour garantir la sécurité et la sûreté de nos eaux collectives».

La Secrétaire exécutive de la CEA félicite Kenyatta pour le lancement récent du Service des garde-côtes du Kenya, qui «renforcera la sécurité dans la région, contribuera à la prévention de la pollution marine et à la prévention de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée», compte tenu du fait que le Kenya perd environ 118 millions de dollars américains par an en raison de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée dans ses eaux.

Songwe souligne qu’il est essentiel de tirer parti du potentiel de l’économie bleue pour la diversification économique et bénéficier dudit potentiel de manière inclusive permettra de réaliser les Objectifs de développement durable. Elle affirme également que la ZLECA peut grandement contribuer au développement de l’économie bleue en Afrique, étant donné son rôle dans la facilitation de la circulation des biens et des personnes et dans la réduction du coût des échanges commerciaux entre les pays africains.

La CEA s’attèle avec les États membres à développer différentes composantes de l’économie bleue. Elle a publié un guide intitulé «L’économie bleue en Afrique : un manuel de politique générale». Ce manuel est un outil destiné à aider les États Membres à élaborer leurs stratégies nationales en matière d’économie bleue.

Pathé TOURE

Lejecom

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