Des jihadistes ivoiriens, oui çà existe !

Loin de nous l’idée d’affirmer que les assaillants de Misséni sont des jihadistes ivoiriens quand bien même, ils aient empruntés la seule voie disponible qui conduit dans ce pays distant d’environ 130 kilomètres de Misséni. Ils peuvent être d’origine malienne mais installés en Côte d’Ivoire tout comme ils peuvent s’avérer ivoiriens ou de toute autre nationalité. Ce, d’autant que les jihadistes  où qu’ils soient,  ne considèrent  ni frontière ni nationalité. « La terre toute entière, appartient à Allah dont la volonté doit être partout appliquée », disent-ils.

En tout état de cause, ces jihadistes, bien présent en Côte d’Ivoire et partout dans la sous-région et entendent généraliser la guerre. Cet article de RFI atteste en effet que la menace est présente aussi bien au nord qu’au sud.  

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La France craint des attaques de jihadistes en Côte d’Ivoire

Le ministère français des Affaires étrangères recommande une vigilance accrue à ses ressortissants résidant ou de passage en Côte d’Ivoire. Ce message a été publié le 27 mai sur le site internet du ministère et fait référence à l’activisme de groupes terroristes opérant dans la bande sahélienne, en lien avec le conflit au Mali. Une mise en garde qui vient confirmer un soupçon qui planait depuis plusieurs mois en Côte d’Ivoire.

La rumeur courait bien avant le déclenchement de l’offensive française au Mali. La menace s’est précisée fin 2012, et c’est en mars que les premières arrestations de jihadistes ont eu lieu à Abidjan. Une cellule de moins de dix hommes, de nationalité égyptienne selon certaines sources, a été démantelée dans une opération conjointe entre les forces de sécurité françaises et ivoiriennes. Ces jihadistes s’apprêtaient à viser des intérêts français en Côte d’Ivoire.

Une menace toujours d’actualité, probablement motivée par l’activisme d’Alassane Ouattara, président en exercice de la Cédéao, dans la résolution de la crise malienne, ainsi que par la présence de plus de 10 000 Français en Côte d’ivoire. Des spécialistes évoquent aussi la porosité des frontières et le manque de moyens des forces de sécurité ivoiriennes dans le nord.

La crainte d’infiltrations se fait ressentir : des soldats ivoiriens sont postés dans le nord-ouest de la Côte d’Ivoire depuis plusieurs mois et des imams radicaux sont surveillés de près, à l’intérieur du pays comme à Abidjan.

Des sources proches de la présidence ivoirienne affirment que la sécurité a été renforcée à l’aéroport d’Abidjan et autour des sites sensibles. Quant à la France, elle encourage les services de renseignement ivoiriens à accorder toute l’importance qu’elle mérite à cette menace jihadiste.

Par RFI

Article publié à la date du 01-06-2013

 

Source: La Sentinelle

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