Darfour: les rebelles accusés de tuer des civils, vives dénégations

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Les rebelles soudanais au Darfour ont accusé lundi le gouvernement d’avoir monté de toutes pièces des allégations selon lesquelles ils auraient tué 13 civils près d’El-Facher, la capitale du Darfour-nord.

Le gouverneur de l’Etat, Osmane Kbir, a mis en cause des “mouvements armés” — le terme utilisé par les responsables pour désigner les rebelles — après la publication par l’agence officielle Suna de la mort de “citoyens innocents” samedi dans un guet-apens à une trentaine de km d’El Facher.

“Nos forces n’étaient pas là”, a affirmé à l’AFP Hussein Minnawi, membre du bureau politique de l’Armée de libération du Soudan (ALS), ajoutant que la zone où ces civils sont morts “est occupée par les (milices arabes) Janjawids et les milices de Kbir”.

Les Janjawids, milices soutenues par le gouvernement et recrutées au sein des tribus arabes, ont commis depuis 2003 des atrocités contre des civils.

Selon un diplomate occidental, les rebelles du Darfour, une région immense en proie aux violences depuis plus d’une décennie, préfèrent s’en prendre aux bâtiments officiels qu’aux civils.

Le conflit au Darfour a éclaté en 2003 entre milices pro-gouvernementales et rebelles réclamant la fin de la “marginalisation économique” de leur région et un partage du pouvoir avec le gouvernement de Khartoum.

© 2014 AFP

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