Crash en Égypte : la thèse de l’attentat se précise

Une des boîtes noires de l’Airbus russe qui s’est écrasé en Égypte atteste d’un événement «brutal et soudain».

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Un événement «brutal, soudain» qui permet de «privilégier fortement» l’hypothèse d’un attentat: voilà ce que révélerait une des boîtes noires de l’Airbus 321 russe qui s’est écrasé samedi dernier dans le Sinaï. Selon une source proche du dossier à Paris, le Flight Data Recorder (FDR), qui enregistre les paramètres de vol, permet de constater que «tout est normal», aussi bien au niveau des instruments que des conversations, jusqu’à la 24e minute de vol, quand les deux machines ont brutalement cessé de fonctionner, un comportement symptomatique d’une «très soudaine décompression explosive», a indiqué cette source qui a requis l’anonymat.

Sans avaliser officiellement la thèse de l’attentat, Moscou se résout désormais à admettre qu’une bombe puisse être à l’origine de la catastrophe aérienne de l’avion de la compagnie russe Metrojet. L’appareil s’est écrasé, samedi dernier dans le Sinaï, avec 224 personnes à bord, presque toutes russes, 23 minutes après avoir décollé de Charm el-Cheikh. Il s’agit du pire crash aérien ayant jamais frappé la Russie.

Vendredi, Vladimir Poutine a ordonné la suspension des vols des compagnies aériennes russes vers l’Égypte, sur recommandation des services secrets russes. Un peu plus tôt, le chef du FSB, Alexandre Bortnikov, avait estimé «nécessaire de suspendre les vols russes vers l’Égypte jusqu’à ce que nous puissions établir les vraies raisons de ce qui s’est passé». Le patron du Kremlin a également chargé le gouvernement d’«assurer le rapatriement des citoyens russes» actuellement en Égypte, essentiellement des touristes, actuellement au nombre d’environ 45.000.

Après une première revendication, en début de semaine, Daech a réaffirmé mercredi être à l’origine du drame. Mais, tandis que la piste de l’attentat, évoquée à Londres et à Washington, est jugée de plus en plus probable, Moscou a jusqu’à présent qualifié cette thèse de «spéculations».

Jeudi, sur la base d’informations fournies par les services de renseignement, Barack Obama et David Cameron ont ouvertement évoqué la piste d’une bombe à bord. «Je pense qu’il existe une possibilité qu’il y ait eu une bombe à bord et nous prenons cette piste très au sérieux», a déclaré le président américain, tout en soulignant qu’il n’y avait à ce stade aucune certitude.

À Londres, le premier ministre britannique a justifié sa décision de suspendre les vols en provenance de Charm el-Cheikh par des renseignements indiquant qu’il était «plus que probable qu’il s’agisse d’une bombe terroriste». Selon la presse britannique en effet, des conversations électroniques ont été examinées par des agents de renseignement britanniques et américains et accréditent également la piste de l’explosion d’une bombe.

Source: Le Figaro

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