Coup d’Etat au Burkina Faso : le général Djibrill Bassolé maintenu en détention

La Cour de cassation burkinabè a rejeté ce vendredi 12 août la demande de mise en liberté provisoire du général Djibrill Bassolé. L’ex-ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré est incarcéré depuis le coup d’Etat manqué de septembre 2015.

djibrill bassole ministre Etat  Affaires etrangeres  Cooperation

Au Burkina Faso, la Cour de cassation a rejeté ce vendredi 12 août la demande de mise en liberté provisoire du général Djibrill Bassolé. Les avocats de l’ex-ministre burkinabè des Affaires étrangères avaient déposé une demande auprès de la Cour de cassation afin qu’elle constate des « violations répétées » des droits de leur client. Si la Cour a jugé recevable le recours dans sa forme, elle l’a rejetée car étant « mal fondé ». Djibrill Bassolé est incarcéré pour son implication présumée dans le putsch de septembre 2015 contre le gouvernement de la transition au Burkina Faso.

La Cour de cassation a jugé irrecevable dans le fond le recours pour violations de droits du général. Les avocats de Djibrill Bassolé n’avaient pas demandé expressément une mise en liberté provisoire de leur client. Ils avaient demandé à la Cour de cassation de constater la violation de plusieurs textes par le juge d’instruction et la chambre de contrôle dans le traitement ou l’appréciation du dossier concernant l’ex-ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré.

Incarcéré depuis septembre 2015

Me Dieudonné Bonkoungou, l’un des avocats de Djibrilll Bassolé, estime n’avoir pas été convaincu par le juge de première instance et le juge d’appel par leur argumentaire. Dans leurs décisions ne transpiraient pas de motifs valables qui expliquent la détention de son client. D’où la saisine de la Cour de cassation.

En attendant de savoir les motivations de la Cour de cassation sur le rejet de ce nouveau recours, les avocats du général Djibrill Bassolé entendent introduire d’autres demandes de mise en liberté provisoire pour l’ex-patron de la diplomatie burkinabè.
Depuis le coup d’Etat manqué de septembre 2015, le général Djibrill Bassolé est incarcéré à la maison d’arrêt et de correction des armées. Il est inculpé avec le général Gilbert Diendéré, entre autres, pour haute trahison et d’atteinte à la sûreté de l’Etat, de collusion avec des forces étrangères, de meurtres, de coups et blessures.

 

Source: RFI

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *