Côte d’Ivoire-Inter/ Conférence des bailleurs de fonds du G5 Sahel à Nouakchott, jeudi

Abidjan, 04 déc (AIP)- Nouakchott, la capitale mauritanienne, accueille jeudi une Conférence de coordination des partenaires et bailleurs de fonds du G5 Sahel, en vue de mobiliser des ressources pour accompagner le développement de cette région fragilisée par le terrorisme.

Cette réunion internationale, la première fois en terre sahélienne, intervient neuf mois après la conférence internationale de haut niveau sur le Sahel, tenue le 23 février à Bruxelles. Une rencontre qui avait permis à la force conjointe du G5 Sahel de bénéficier d’un montant total de 414 millions d’euros de promesses de financement, rappelle un communiqué de l’organisation transmis mardi à l’AIP.

Le G5 Sahel qui comprend cinq pays sahéliens d’Afrique de l’Ouest et du Centre, à savoir le Mali, le Niger, le Tchad, le Burkina Faso et la Mauritanie, entend ainsi trouver des moyens pour le financement de son Programme d’investissements prioritaires (PIP).

Comprenant 40 projets évalués à deux milliards d’euros, soit 1300 milliards de francs CFA, cet important programme vise d’améliorer les conditions de vie des populations vivant (ou réfugiées) dans les régions frontalières des fuseaux Ouest (Mali – Mauritanie), Centre (Burkina Faso- Mali- Niger) et Est (Niger-Tchad) de l’espace G5 Sahel.

Cette initiative dont la première phase s’échelonne de 2019 à 2021, vise quatre axes stratégiques, à savoir la gouvernance (81 millions d’euros), la résilience (200 millions d’euros), la sécurité (396 millions d’euros) et les infrastructures (1 milliard d’euros).

Dans une tribune transmise lundi à l’AIP, en prélude à Sommet, le président en exercice du G5 Sahel, le Nigérien Mahamadou Issoufou, s’est inquiété du retard dans la matérialisation des promesses.

Pourtant, « cet investissement trouve sa place dans un contexte socio-économique difficile – dont nous sommes parfaitement conscients. Nous mesurons les ravages causés par le sous-emploi, la conjoncture climatique et savons que dynamisme démographique et mobilité sont à la fois des défis et des opportunités », a dépeint M. Issoufou.

« Nous organisons donc une rencontre internationale pour financer le développement de notre région », clarifie-t-il.
Autre enjeu de cette rencontre, c’est la contribution des Etats membres au financement de la force conjointe du G5. En effet, A partir de 2019, chaque Etat allouera désormais la somme de 13 milliards de FCFA/an à l’effort de sécurité régionale.

En 2017, les dépenses militaires des Etats-membres du G5 Sahel s’élevaient à 1,2 milliard de dollars (SIPRI). A partir de 2019, chaque Etat allouera la somme de 13 milliards de FCFA par an à l’effort de sécurité régionale.
Le G5 Sahel a créé un fonds fiduciaire hébergé par la Banque Centrale de Mauritanie qui a reçu (successivement) les contributions du Rwanda, de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et des Emirats Arabes Unis.

Fondé 2014, le G5 Sahel est une institution régionale agissant dans les domaines de sécurité et du développement, avec la triple mission de « répondre aux aspirations des populations, traduire en actes la résolution des gouvernements et faciliter la coopération avec les partenaires internationaux ».
(AIP)
abz/tm

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