Conférence sur les droits des femmes : Focus sur les déplacées forcées en Afrique

La 12è Conférence sur les droits des femmes vient de s’achever à Midrand, une banlieue de Johannesburg en Afrique du Sud. Les femmes africaines en plaidoyer, sous le leadership du Parlement panafricain, dont le siège se trouve en République sud-africaine, ont abordé le thème des rapatriés et des personnes déplacées internes pour trouver ensemble les solutions durables à ce phénomène. La plateforme ainsi trouvée, depuis 2008, a permis encore cette fois, de devenir une instance pour le suivi et l’évaluation continue des questions liées aux femmes et examiner les progrès réalisés vers la promotion de l’intégration de la dimension genre.


Au cours de la rencontre de Midrand, les participantes ont discuté du rôle des parlementaires africains dans la recherche de solutions durables aux migrations forcées. Elles ont échangé aussi sur les stratégies visant à accélérer l’intégration et le développement en Afrique, la participation des femmes à la réalisation de la Zone de libre échange continentale, l’évaluation de la Décennie des femmes africaines (2010-2020), en particulier sur la question de la violence à l’égard des femmes et le problème récent du « féminicide » et la promotion de l’autonomisation économique des femmes.

Mme Haïdara Aïchata Alassane Cissé dite Chato, élue nationale du Mali, vice-présidente du Parlement panafricain, chargée de la diplomatie, a présidé cette conférence qui fait suite à celle tenue, l’an dernier, à Kigali (Rwanda) et qui a traité du thème de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption. Les témoignages sur ces grands thèmes de 2019, exposés par des femmes venues d’Afrique de l’Ouest, du Centre et de l’Est, ont permis d’appréhender le phénomène des rapatriés et des déplacés internes dans leur propre pays, avec le concours des communications faites par des experts dont notre compatriote, Dr Maïga Lalla Mariam de Tombouctou, socio-anthropologue, experte en genre.
Elle a surtout développé les stratégies qui peuvent être mises en œuvre à travers le Protocole de Maputo qui fait référence aux droits des femmes, pour répondre à la situation des femmes refugiées, rapatriées et déplacées dans leur pays, concomitamment à leur santé.

Aussi, des compatriotes venues de Mopti, Yanfolila, Tombouctou, Bourem ont pris la parole pour témoigner sur la violence faite aux femmes qui limite leur accès aux services ainsi que leur participation à la société. Elles ont expliqué que la peur de la violence limite leur liberté et leurs droits à la vie privée, à la sécurité et à la santé. Et de réussir leur plaidoyer devant l’auguste assemblée panafricaine en invitant ces parlementaires à jouer leur rôle dans la mise en œuvre des traités internationaux et régionaux visant à promouvoir les droits des femmes et à créer un environnement favorable pour les femmes et filles d’Afrique. Au sortir de deux jours de travaux, les femmes d’Afrique, grâce à l’écoute des parlementaires africains, ont élaboré des stratégies pour la promotion de la transposition dans les législations nationales et de la mise œuvre du Protocole de Maputo, des engagements de l’Union africaine et d’autres obligations internationales. Un Plan d’action, a été proposé à l’intention, surtout, des femmes parlementaires pour la promotion des conventions internationales en faveur de l’autonomisation et de l’émancipation des femmes d’Afrique. Pour coller à l’actualité, les femmes réunies en conférence ont pris connaissances des mesures visant à promouvoir l’autonomisation économique des femmes et l’égalité par le biais de la ZLEC (Zone de libre échange continentale) adoptée à Niamey (Niger) par le sommet de l’Union africaine en juillet dernier, avec une possibilité de concrétiser les engagements en matière de genre.

Correspondance particulière

Source: L’Essor-Mali

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