Commerce: Un nouvel horizon pour la croissance en Afrique

C’est l’une des conclusions du rapport Africa business agenda du cabinet PWC, publié le 6 septembre 2019. Il ressort de cette enquête annuelle, menée auprès des chefs d’entreprises, en particulier ceux d’Afrique, que ceux-ci sont moins certains de leur expansion en dehors de leurs marchés, mais ont plutôt confiance en l’efficacité et la croissance interne des activités existantes.

 

C’est contraire à la tendance d’il y a une décennie, selon les enquêteurs, où les entreprises africaines et mondiales tablaient sur une croissance « exponentielle » sur le continent. De nombreux acteurs comme les banques, les détaillants, les fabricants de produits de grande consommation, et bien d’autres, misaient sur l’éventualité de faire fortune en s’y déployant. Actuellement, la tendance est plutôt à la prudence et plusieurs chefs d’entreprise envisagent moins d’expansion et de croissance, note le rapport.

Le ralentissement de la croissance et les conflits commerciaux mondiaux ont en effet révélé de nouvelles contraintes aux affaires et au commerce. Cependant, de nouvelles perspectives, en termes de croissance de revenus, se sont ouvertes, notamment grâce à des accords commerciaux. En Afrique, l’ouverture des marchés internes, et principalement l’accord de la Zone de libre-échange continentale de l’Afrique (AfCFTA) en est une illustration. « Cet accord établit la zone de libre-échange continentale (CFTA) – la plus grande au monde en termes de pays participants depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1992 », ajoute le rapport.

L’objectif principal de l’AfCFTA de créer un marché continental unique des biens et des services, en plus de la libre circulation des hommes et femmes d’affaires et des investissements, anticipe aussi « l’établissement d’une union douanière continentale ».

La prudence des chefs d’entreprise n’est donc pas synonyme de retrait, selon le rapport. Elle traduit une volonté de se focaliser sur  ce que « vous pouvez contrôlez ». Pour de nombreux patrons, il s’agit donc d’améliorer leur capacité opérationnelle, de continuer leur croissance organique et aussi de promouvoir de nouveaux produits et services.

Actuellement, l’Afrique ne pèse que 3% du commerce mondial, alors que l’Europe (67%), l’Amérique du Nord (48%), l’Asie (58%) et l’Amérique du sud (20%), ont bien tiré profit du commerce intercontinental.

Journal du mali

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