Chute de Blaise Compaoré au Burkina Faso: Les responsables du MNLA aux abois !

Depuis le 1er Novembre 2014, le Burkina Faso vient de tourner la longue et triste page du désormais ancien président de la république, Blaise Compaoré qui vient de trouver refuge en Côte-D’ivoire.

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Si tous les burkinabè et tous les démocrates se sont réjouis de la fin du régime dictatorial et sans partage de l’assassin de Thomas Sankara le 15 Octobre 1987, ce n’est pas le cas des responsables du Mouvement national de libération de l’Azawad qui voient leur protecteur en fuite en Côte- d’Ivoire. La balle est dans le camp de la diplomatie malienne auprès des nouvelles autorités burkinabè pour que leur pays ne soit plus leur base arrière pour attaquer le Mali. Si la chute de Blaise Compaoré qualifié de tyran, a été accueillie avec joie par tous les africains épris de justice et de paix, c’est l’angoisse qui a anime aujourd’hui les responsables du MNLA qui ont trouvé refuge à Ouagadougou sous la protection bénigne du désormais ancien président de la république depuis l’éclatement de la crise dans le Nord du Mali. Ce qui lui valu le rôle de médiateur avant que l’Algérie ne rentre dans la danse. Avec la fin de règne du tyran Compaoré, la balle revient dans le camp de la diplomatie malienne auprès des nouvelles autorités pour  que leur pays ne soit plus la base arrière pour déstabiliser le Mali.  Notons que le peuple burkinabè a montré la voie aux autorités maliennes en allant piller l’hôtel où logeaient les rebelles pardon les bandits du MNLA. Aujourd’hui quoi qu’on dise la chute de Blaise Compaoré était la bienvenue car l’homme a tant causé de mal avec son lot de désolations dans la sous-région en soutenant les différentes rebellions au Libéria, en Siéra-Léone, en Côte-D’ivoire, au Mali. Cela ne devrait surprendre personne car Blaise est arrivé au pouvoir en faisant couler du sang en assassinant son fidèle ami et compagnon, Thomas Sankara le 15 Octobre 1987 avant d’éliminer Jean Baptiste Ouédraogo et Boukary Lingani accusés de tentative de coup d’état quelques années plus tard. Finalement il a fallu la mobilisation du peuple burkinabè pour mettre fin à 27 ans et 15 jours de règne sans partage le 30 Octobre 2014. A noter que le président déchu se trouve en exil dans le pays de ses beaux parents et plus précisément à Yamoussoukro.  Un bel avertissement pour tous les chefs d’états africains qui continuent de considérer leurs peuples comme des bétails électoraux voire des abrutis. Espérons que cette action puisse inciter les peuples du Cameroun,  du Tchad,  du Burundi,  du Rwandi,  du Congo Brazzaville afin de bouter leurs   présidents -dictateurs qui sont toujours dans la logique de modification de leurs constitutions pour pouvoir se maintenir à vie.

 

Moussa Bamba

Source: Mutation

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