CEDEAO/Sommet extraordinaire à Lomé ce 14 avril pour dénouer la crise en Guinée-Bissau

Sur invitation du Président Faure Gnassingbé (Président en exercice de la CEDEAO), une dizaine de Chefs d’Etat de cette organisation sous-régionale vont tenter de trouver à huis-clos ce 14 avril, à Lomé, une solution durable à la crise politique en Guinée-Bissau. Cette session présidentielle se tient en présence de José Mario Vaz (Président bissau-guinéen arrivé à Lomé ce samedi matin).

Le bras de fer politique qui secoue la Guinée-Bissau depuis plus de deux ans y a entraîné un blocage dans le fonctionnement des institutions, malgré les multiples médiations de la CEDEAO. Ces efforts de médiation régionale dans cette crise avaient abouti à la signature à la mi-octobre 2016 des Accords de Conakry sous la médiation du Président Alpha Condé. Malheureusement, ce consensus politique n’a pas permis depuis près de deux ans de débloquer les différends politiques dans cet Etat.

A l’ouverture de ce Sommet extraordinaire ce 14 avril, Faure Gnassingbé «a salué les récents succès démocratiques en Sierra Leone à travers l’élection du Président J. Maada Bio, et souhaité la cordiale bienvenue au Président G. M. Weah qui assiste à Lomé à son 1er sommet régional dans la peau de Chef de l’Etat du Liberia». Il a par ailleurs salué les efforts de médiation et de gouvernance politiques entrepris ces dernières années en Guinée-Bissau. Le dirigeant togolais a de ce fait convié les Bissau-Guinéens à «réaliser le pari de la paix dans leur pays» en réalisant de nouvelles avancées politiques dans les semaines à venir. «La culture de la paix n’a que des avantages. C’est une tradition ancestrale qui a encore aujourd’hui notre confiance», a rappelé le Président togolais.

Le dirigeant togolais a aussi fait un état des lieux de la situation sécuritaire en Afrique de l’ouest, en dénonçant les récentes attaques terroristes au Burkina Faso, et en conviant la CEDEAO à une mutualisation de ses énergies pour appuyer l’opérationnalisation des forces du «G5 Sahel».

Un pays, une crise

Les accords de Conakry de 2016 prévoyaient la nomination d’un Premier ministre de consensus. Selon le président du Conseil des ministres de la CEDEAO, Robert Dussey (chef de la diplomatie togolaise), ce Premier ministre pourrait être Apolinàrio Mendes de Carvalho (ambassadeur bissau-guinéen auprès de l’UE).

Cette session extraordinaire de la CEDEAO de ce 14 avril intervient après l’imposition de sanctions ciblées par cette organisation, début 2018, à un certain nombre d’acteurs politiques bissau-guinéens dans le souci d’accélérer le dénouement des divergences politiques dans cet Etat.

Le 11 avril 2018, une délégation ministérielle sous-régionale, composée de Robert Dussey et Jean-Claude Brou (Président de la Commission de la CEDEAO), de même que de Naby Youssouf Kiridi Bangoura (ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence guinéenne, et représentant le médiateur de la CEDEAO pour la Guinée-Bissau, Alpha Condé), était à Bissau. Une visite qui s’inscrivait dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de l’Accord de Conakry. L’objectif de cette mission était aussi de faire le point sur l’évolution de la situation politique en Guinée-Bissau, conformément aux Accords précités.

Edem GADEGBEKU

La rédaction

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